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lundi 1 août 2016

L'acceptation de soi

J'ai entendu quelque part qu'il y a des étapes au deuil. Négation, abandon, colère, tristesse, acceptation, etc. etc. (Je ne me souviens plus de la séquence...)  Je ne crois pas avoir autant de nuances dans mon registre émotif. Seulement une masse compacte d'émotions que j'essaie de contrôler pour ne pas faire trop de dégâts.

J'ai donc pleuré pendant 2 ans et demi. Devant tout le monde pendant 6 mois et en cachette pour le reste. Parce que je me disais que les gens allait me trouver fatigante avec mon deuil qui n'en finit pas. En faisant ça, je me suis isolée et je n'ai pas laissé la possibilité à personne de juste être là et de me soutenir. Non pas parce que je suis forte... simplement parce que je ne sais pas comment faire ça. Il n'est pas facile de demander de l'aide. Surtout lorsqu'il n'y a plus d'énergie pour simplement formuler une phrase dans sa tête.

Il y a deux semaines, j'ai réussi à faire une phrase complète dans ma tête. Et une autre ensuite. Et enfin à me lever pour poser une action en lien avec cette idée. Après deux semaines, ça continue.

Est-ce que je suis rendue à l'étape de l'acceptation? Mes parents sont morts et voilà? Et en arrivant à l'acceptation, tout le reste se remet en place? Peut-être bien. 

Ainsi peut-être qu'il n'y a qu'une seule étape au deuil. Un lent processus d'acceptation... faisant émerger vagues après vagues d'émotions, incluant la peine, la colère, la haine de soi, le découragement, le dégoût, la peur et les étapes du deuil.

Mais la vie n'est-elle pas un grand deuil perpétuel? Une  montagne russe d'émotions qui nous amène vers la simplicité, la paix et l'ouverture du cœur. 

Je pleurerai surement encore. Parce que je suis touchée par la beauté et la grandeur des êtres qui m'entourent et ce qu'ils peuvent accomplir avant de mourir...

Avec respect!
ML





samedi 12 avril 2014

J - Joie


Au cœur de toute la tristesse, je me souviens que je suis un être de joie
Je vogue sur les vagues de larmes lorsqu'elles surgissent, amis je réside dans la joie
Ma mère était malade. Emprisonnée par son propre esprit.
Maintenant elle est libre.
Et ça me rend heureuse.
Je l'ai embrassé pour une dernière fois.
Nous avons souri

Avec respect!
ML