Il y a longtemps, je me voyais sur les planches. La vie m'a mené ailleurs, mais je garde toujours quelque part en moi cette envie de jouer, d'être possédée par un personnage, de déclamer des paroles comme si je venais de les inventer sur le fait.
Je me souviens encore de certains monologues appris il y a plus de 20 ans...
Il y a quelques mois, j'ai participé à une formation sur l'écriture au théâtre: à qui proposer des textes et comment. Je vous en parlais d'ailleurs ici : Écrire pour le théâtre? Cet article a suscité plusieurs réactions, dont de multiples encouragements. Merci!
Je n'en suis pas encore au point de travailler sur un projet dramaturgique. Lorsque j'aurai quelques moments de vacances, je laisserai ma "voix de théâtre" intérieure murmurer. En attendant, je soupire dans ma tête de voir Samourié et Mimiansa, les personnages principaux de Lorsque le fond de la mer a tremblé, dans un huis clos théâtral poignant.
Avec respect!
ML
Pensées, reflets d'âmes emprisonnées entre l'ici et l'au-delà, murmures captés dans les égrégores anciens et nouveaux. Mots. Je marche sur le mince fil entre l'ombre et la lumière. Lumière éblouissante dans vos ténèbres. Ombre dans le jour éclatant. Je suis celle qui écoute les murmures du vent et les voix qui hurlent dans la tempête. Celle, qui des larmes, fabrique des colliers de mots et les raconte. Je suis celle qui apprend et s'inspire des êtres dont elle croise la route.
Affichage des articles dont le libellé est La mer tremble. Afficher tous les articles
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mercredi 23 avril 2014
mardi 15 avril 2014
M - Mimiansa, l'enfant nourricière
Je raconte l'histoire de Mimiansa dans Lorsque le fond de la mer a tremblé. C'est un des personnages que je préfère. C'est elle qui crée le contraste avec les éléments plus durs de l'histoire. Il a été facile de la suivre et de raconter son histoire. C'est comme si elle s'était installée sur mon épaule et qu'elle m'avait murmuré ce que je devais écrire.
Dans le tome 1, elle apparaît assez tôt avec le récit du massacre de son village, duquel elle survit. Il y a dans ce personnage tout l'amour et la compassion que je peux éprouver pour les enfants vivant aux premières loges la guerre civile. J'avais envie d'une enfant qui, non seulement, est résiliente, mais aussi qui perçoit les messages de l'invisible. Totalement en phase avec les éléments, elle a confiance que la déesse prendra toujours soin d'elle. D'ailleurs, elle devient un pilier important de l'histoire, alors qu'elle sauve d'une mort certaine, notre héros.
Extrait - Mimiansa
Mimiansa resta cachée longtemps dans les hautes herbes après que le dernier camion ait quitté son village. Plusieurs fois durant la journée, de jeunes miliciens étaient passés près d’elle sans jamais la voir. Lorsqu’elle n’entendit plus rien et pu enfin sortir, elle se dirigea vers son village.
– Ama?
Un silence pesant l’enveloppa. Son corps minuscule frémit devant les corps éventrés, mais elle n’y porta aucune attention, elle cherchait le visage aimée de sa mère. Elle l’a trouva pendue par les pieds au centre du village.
Mimiansa se mit à courir dans la nuit, fuyant son village maudit. À bout de souffle, elle s’arrêta devant la rivière, le doux visage maculé de sang de sa mère tant aimée, imprimé profondément dans son coeur.
La terre se mit soudain à trembler sous ses pieds. Mimiansa se coucha sur le sol et laissa son être entier trembler avec la terre.
Avec respect!
ML
Dans le tome 1, elle apparaît assez tôt avec le récit du massacre de son village, duquel elle survit. Il y a dans ce personnage tout l'amour et la compassion que je peux éprouver pour les enfants vivant aux premières loges la guerre civile. J'avais envie d'une enfant qui, non seulement, est résiliente, mais aussi qui perçoit les messages de l'invisible. Totalement en phase avec les éléments, elle a confiance que la déesse prendra toujours soin d'elle. D'ailleurs, elle devient un pilier important de l'histoire, alors qu'elle sauve d'une mort certaine, notre héros.
Extrait - Mimiansa
Mimiansa resta cachée longtemps dans les hautes herbes après que le dernier camion ait quitté son village. Plusieurs fois durant la journée, de jeunes miliciens étaient passés près d’elle sans jamais la voir. Lorsqu’elle n’entendit plus rien et pu enfin sortir, elle se dirigea vers son village.
– Ama?
Un silence pesant l’enveloppa. Son corps minuscule frémit devant les corps éventrés, mais elle n’y porta aucune attention, elle cherchait le visage aimée de sa mère. Elle l’a trouva pendue par les pieds au centre du village.
Mimiansa se mit à courir dans la nuit, fuyant son village maudit. À bout de souffle, elle s’arrêta devant la rivière, le doux visage maculé de sang de sa mère tant aimée, imprimé profondément dans son coeur.
La terre se mit soudain à trembler sous ses pieds. Mimiansa se coucha sur le sol et laissa son être entier trembler avec la terre.
Avec respect!
ML
mardi 1 avril 2014
A - Pourquoi l'Afrique?
Habituellement on me demande si je suis déjà allée en Afrique. Non, je n’ai jamais mis les pieds en Afrique. Et peut-être que
comme plusieurs autres personnes (je ne sais pas j’invente!) pour qui l’Afrique
représente le berceau de la race
humaine, lorsque j’irai, je vibrerai au niveau unicellulaire et je m’assoirai
sur le sol pour pleurer: enfin à la maison!
Enfin, je n’ai pas besoin d’aller aussi loin dans le délire
anthropologique pour être intéressée par l’Afrique, certains de ses pays ou ses
multiples couleurs et cultures.
J’ai toujours été attiré par l’Afrique, tout
comme je le suis de la Chine, du Japon et de certains pays le long de la côte méditerranéenne. Mon intérêt pour ce continent est marqué de
violence, de discrimination, de racisme, d’exploitation, etc. Je suis estomaquée et « broken-hearted »
de voir ce qui se fait au vu et au su de la communauté internationale.
Depuis des années, je lis des articles sur des
crimes perpétués contre les populations, contre les femmes surtout. Je ne lis
pas le journal, mais j’ai le chic pour tomber sur ces articles quand je l’ouvre
par hasard. Évidemment, j’ai lu et lis encore des choses sur ce qui s’est passé
au Rwanda, en dehors de la propagande…
J’ai commencé à écrire cette histoire en
2006. Je ne travaillais pas et j’ai décidé de prendre du temps pour écrire. En
fait, écrire a été comme la première bouffée d’oxygène qu’un noyé prend après son sauvetage. À cette
époque, les moments pour écrire étaient devenus tellement rares que j’avais
presque abandonné l’idée de devenir un jour écrivaine…
C’est ainsi que devant une page blanche, je
me suis mise à raconter l’histoire de cette jeune femme qui se baigne dans une
rivière aux eaux vives. (J’avais vraiment besoin de vacances.) C’est après sa
baignade, lorsqu’elle rentre à la maison qu’elle retrouve sa tante grande aventurière, accompagnée d'un jeune
homme et d'une petite fille venue d’Afrique.
C’est à ce moment-là que la magie a opéré. Il
a simplement suffit que je me pose quelques questions : qui est-ce? D’où
viennent-ils? Est-ce le père de l’enfant? Pourquoi sont-ils ici?
C’est venu d’un seul coup, un flash écœurant.
Et je dis bien écœurant dans le sens de « j’en ai eu la nausée ». Une
étincelle et j’avais l’histoire. Comme un film que j'aurais vu cent fois. Vous pouvez imaginer les longues journées d’écriture
pour tout mettre sur papier avant que ma mémoire ne flanche.
Il y a dans ce livre, des impressions, des
élans d’émotions liés à ces années de « recherche » sans savoir que
je faisais de la recherche pour une histoire. Maintenant, je sais que lorsque j’accroche
sur une situation, une personne ou une parole, je fais de la recherche passive
pour des futurs romans. Je gobe de l’information sans rien faire avec, je
laisse macérer (en général très longtemps) et à un moment donné, ça sort.
L’Afrique. Parce que l’Afrique m’habite comme
citoyenne du monde. Je n’ai pas l’âme de travailleur humanitaire, mais si à
travers l’écriture je peux faire en sorte que l’on porte le regard sur ce qui s’y
passe, ça sera ma contribution.
Avec respect!
mercredi 8 janvier 2014
En ce début d'année...
Tous mes meilleurs vœux pour une année remplie de lumière, d'abondance et d'inspiration.
Cette année, au niveau de l'écriture :
- Je compléterai, la série Lorsque le fond de la mer a tremblé
- Je publierai un roman en anglais
- Je terminerai l'écriture du recueil de nouvelles
- Je soumettrai à des éditeurs mon roman pour adolescents Comme des lucioles dans le vent
- Et je me laisserai porter par l'inspiration.
Je débute aussi l'année, le cœur triste. Mon père est décédé tout juste avant Noël. D'où mon absence sur les réseaux durant les fêtes, alors que je me promettais de prendre de l'avance et d'interagir avec vous.
C'est mon père qui a nourrit, enfant, mon imaginaire en m'achetant des livres et des livres et me racontant de nombreuses histoires. D'ailleurs, j'ai quelque part gribouillé l'idée d'un livre de contes, avec sorcières, dragons, etc., inspiré par ces histoires. Pour plus tard...
Avec respect!
ML
Cette année, au niveau de l'écriture :
- Je compléterai, la série Lorsque le fond de la mer a tremblé
- Je publierai un roman en anglais
- Je terminerai l'écriture du recueil de nouvelles
- Je soumettrai à des éditeurs mon roman pour adolescents Comme des lucioles dans le vent
- Et je me laisserai porter par l'inspiration.
Je débute aussi l'année, le cœur triste. Mon père est décédé tout juste avant Noël. D'où mon absence sur les réseaux durant les fêtes, alors que je me promettais de prendre de l'avance et d'interagir avec vous.
C'est mon père qui a nourrit, enfant, mon imaginaire en m'achetant des livres et des livres et me racontant de nombreuses histoires. D'ailleurs, j'ai quelque part gribouillé l'idée d'un livre de contes, avec sorcières, dragons, etc., inspiré par ces histoires. Pour plus tard...
Avec respect!
ML
jeudi 10 octobre 2013
Foire des ebooks Kindle - 2e édition
Je suis tombée là-dessus par hasard il y a plusieurs semaines, lors de la 1ère édition. Et vous vous douterez bien que j'ai inscrit mon livre à cette foire virtuelle pour la 2ème édition.
Ça vaut la peine pour découvrir de nouveaux auteurs et à un coût très raisonnable. 3 euros et moins. Il y en a pour tous les goûts.
Si vous venez du Québec et que vous voulez acheter un livre qui semble n'être vendu qu'en France, faites simplement changer le point FR pour point CA dans l'adresse du site et vous serez sur Amazon Canada. Le prix devrait s'afficher en dollars canadiens.
Du 10 au 16 octobre c'est la foire du e-book.
Avec respect!
ML
vendredi 13 septembre 2013
Dévoilement couverture TOME II
Encore un fois, ma talentueuse graphiste a réussi à saisir l'essence de ce que je lui ai demandé et a réalisé cette superbe maquette. Ce sera donc, bleu sur fond noir pour la version papier et fond blanc pour la version numérique.
Le Tome 1 c'est le chaos, la violence, la brûlure intérieure. Dans le Tome 2, on cherche l'apaisement, la source intérieure, l'éveil du Soi.
En même temps, l'image utilisée, autant pour le 1 que le 2 sont des symboles qui réfèrent à des éléments de l'histoire. Je suppose que la création d'une couverture de livre, ce n'est jamais anodin...
L'aventure du Tome II est franchement plus excitante que celle du Tome I. Avec la super réception que j'ai eu, j'avoue qu'il y a une fondation de confiance qui s'installe tranquillement. Je reste pourtant fébrile, anxieuse, allumée, excitée. J'ai un aperçu des aspects de l'histoire qui touchent les gens, des personnages auxquels ils s'attachent. Tous les commentaires sont précieux.
Sortie prévue : octobre 2013
Avec respect!
ML
Le Tome 1 c'est le chaos, la violence, la brûlure intérieure. Dans le Tome 2, on cherche l'apaisement, la source intérieure, l'éveil du Soi.
En même temps, l'image utilisée, autant pour le 1 que le 2 sont des symboles qui réfèrent à des éléments de l'histoire. Je suppose que la création d'une couverture de livre, ce n'est jamais anodin...
L'aventure du Tome II est franchement plus excitante que celle du Tome I. Avec la super réception que j'ai eu, j'avoue qu'il y a une fondation de confiance qui s'installe tranquillement. Je reste pourtant fébrile, anxieuse, allumée, excitée. J'ai un aperçu des aspects de l'histoire qui touchent les gens, des personnages auxquels ils s'attachent. Tous les commentaires sont précieux.
Sortie prévue : octobre 2013
Avec respect!
ML
lundi 9 septembre 2013
Promotion version électronique
Pour souligner la rentrée, le dévoilement de la couverture du TOME II et les derniers jours avant le tirage de deux copies papier, "Lorsque le fond de la mer a tremblé" , en version électronique est en téléchargement gratuit jusqu'à vendredi.
Vous n'étiez pas certain de vouloir faire confiance à une nouvelle auteure? Voici votre chance d'assouvir tout de même votre curiosité sans risque. TÉLÉCHARGER ICI
TélécVendredi 13 - Tirage de deux copies papier. Pour participer, envoyez un courriel titré "Concours" à marielaure_auteur@yahoo.ca
Vendredi 13 - dévoilement de la page couverture du TOME II
Bonne semaine!
Avec respect!
ML
mardi 30 juillet 2013
Camp NaNoWriMo et les projets en cours
Une personne s'étonnait, alors que je lui disais que j'avais déjà au moins 5 autres livres écrit en plus de celui que je viens de publier.
Ce ne sont pas 5 livres complétés. Ils sont à différents stades. Mais ils ont tous le premier jet de complété. Quand c'est fait, je les mets dans la "couveuse" et je les laisse vieillir un peu.
Lorsque le fond de la mer a tremblé a été écrit en 2006.
Une mère de larmes a été écrit entre 1993 et 2003
Comme des lucioles dans le vent a été écrit en 2008 et 2011 (roman jeunesse)
Mysterious ways (titre de travail) en 2010 (Dark Fantasy)
The Castle ((titre de travail) 2011 (Erotic Fantasy)
Le chat (titre de travail) en 2012 (Policier)
Les chaînes (titre de travail) en 2013 (Surnaturel)
(Et sans compter les histoires qui ont déjà 4-5 chapitres)
La première révision sert à démêler le casse-tête et à mettre les sections en ordre. J'écris plus ou moins de façon suivie. Ça dépend de l'histoire, je suppose. Je passe beaucoup de temps à rendre cohérent le début avec la fin. Avec Les lucioles, j'ai inclus d'innombrables nouveaux détails pendant que je rédigeais les 100 dernières pages (sur 390)...
À la deuxième révision, je m'arrache le coeur. Je coupe, découpe et opère de manière chirurgicale.
À la 3ème révision, je mets de plus beaux mots, je retravaille les phrases, j'affine la psychologie de mes personnages.
À la 4ème, autre opération chirurgicale. Je prends en compte les commentaires de mon comité de lecture. Parfois je rajoute des scènes. Parfois... je coupe encore.
À la 5ème, je travaille les dialogues... mais pas trop. Enfin, je suis pour l'expression libre. Je sais que le dialogue est important, qu'il faut éviter les redondances, mais parfois le personnage c'est ça qu'il veut dire. Alors je retravaille le texte autour.
À la 6-7-8-9-10 je corrige les fautes. Je fais semblant que je sais comment mettre les virgules... (j'avoue je fais ça d'instinct. Merci à tous les réviseurs de ce monde, je dois être un cauchemar de la virgule...!)
À la 11-12, encore un peu de lissage.
À la 13ème, je rage devant les coquilles, les mots qui manquent, les fautes(encore??!!!).
Etc. etc.
Alors malgré tout ça, je continue d'écrire pour avoir quelque chose à publier dans les années à venir. Avec la pratique et du temps dédié (je commence à être pas pire) le travail de révision ira peut-être plus rapidement.
Me voici à la ligne d'arrivée avec 50 133 mots. Les chaînes m'a littéralement fait sortir chaque perle de sueur de sang que mon âme peut contenir. C'est un roman surnaturel, mêlé à un peu d'horreur. Oui je sais moi aussi des fois j'aimerais écrire de la chicklit populaire... (si jamais je le fais je prends un pseudo!)
Je le mets dans la couveuse, mais peut-être que je vous régalerai de quelques extraits. :)
D'ailleurs, je me promets de vous partager des extraits plus souvent... des fois que vous me laisseriez quelques commentaires. En passant, je prends toujours les applications pour les comités de lecture.
Avec respect!
ML
Ce ne sont pas 5 livres complétés. Ils sont à différents stades. Mais ils ont tous le premier jet de complété. Quand c'est fait, je les mets dans la "couveuse" et je les laisse vieillir un peu.
Lorsque le fond de la mer a tremblé a été écrit en 2006.
Une mère de larmes a été écrit entre 1993 et 2003
Comme des lucioles dans le vent a été écrit en 2008 et 2011 (roman jeunesse)
Mysterious ways (titre de travail) en 2010 (Dark Fantasy)
The Castle ((titre de travail) 2011 (Erotic Fantasy)
Le chat (titre de travail) en 2012 (Policier)
Les chaînes (titre de travail) en 2013 (Surnaturel)
(Et sans compter les histoires qui ont déjà 4-5 chapitres)
La première révision sert à démêler le casse-tête et à mettre les sections en ordre. J'écris plus ou moins de façon suivie. Ça dépend de l'histoire, je suppose. Je passe beaucoup de temps à rendre cohérent le début avec la fin. Avec Les lucioles, j'ai inclus d'innombrables nouveaux détails pendant que je rédigeais les 100 dernières pages (sur 390)...
À la deuxième révision, je m'arrache le coeur. Je coupe, découpe et opère de manière chirurgicale.
À la 3ème révision, je mets de plus beaux mots, je retravaille les phrases, j'affine la psychologie de mes personnages.
À la 4ème, autre opération chirurgicale. Je prends en compte les commentaires de mon comité de lecture. Parfois je rajoute des scènes. Parfois... je coupe encore.
À la 5ème, je travaille les dialogues... mais pas trop. Enfin, je suis pour l'expression libre. Je sais que le dialogue est important, qu'il faut éviter les redondances, mais parfois le personnage c'est ça qu'il veut dire. Alors je retravaille le texte autour.
À la 6-7-8-9-10 je corrige les fautes. Je fais semblant que je sais comment mettre les virgules... (j'avoue je fais ça d'instinct. Merci à tous les réviseurs de ce monde, je dois être un cauchemar de la virgule...!)
À la 11-12, encore un peu de lissage.
À la 13ème, je rage devant les coquilles, les mots qui manquent, les fautes(encore??!!!).
Etc. etc.
Alors malgré tout ça, je continue d'écrire pour avoir quelque chose à publier dans les années à venir. Avec la pratique et du temps dédié (je commence à être pas pire) le travail de révision ira peut-être plus rapidement.
Me voici à la ligne d'arrivée avec 50 133 mots. Les chaînes m'a littéralement fait sortir chaque perle de sueur de sang que mon âme peut contenir. C'est un roman surnaturel, mêlé à un peu d'horreur. Oui je sais moi aussi des fois j'aimerais écrire de la chicklit populaire... (si jamais je le fais je prends un pseudo!)
Je le mets dans la couveuse, mais peut-être que je vous régalerai de quelques extraits. :)
D'ailleurs, je me promets de vous partager des extraits plus souvent... des fois que vous me laisseriez quelques commentaires. En passant, je prends toujours les applications pour les comités de lecture.
Avec respect!
ML
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lundi 29 juillet 2013
Concours
Le vendredi 13 septembre prochain, je ferai le tirage de deux exemplaires du Tome I de Lorsque le fond de la mer a tremblé
Je dévoilerai par la même occasion la page couverture du TOME II
Pour vous inscrire, envoyez un courriel à marielaure_auteur@yahoo.ca (dans le titre inscrire: Concours)
Avec respect!
ML
Je dévoilerai par la même occasion la page couverture du TOME II
Pour vous inscrire, envoyez un courriel à marielaure_auteur@yahoo.ca (dans le titre inscrire: Concours)
Avec respect!
ML
dimanche 28 juillet 2013
Version papier disponible
Lorsque le fond de la mer a tremblé est disponible enfin en version papier pour tous les sensuels de ce monde (dont je suis) qui pourront sentir chaque page, tourner les coins, plier la couverture, lire dans le bain, renverser le café du matin, s'endormir avec.
Concours : le vendredi 13 septembre prochain, je tirerai le nom de deux chanceux qui gagneront le livre. Pour vous inscrire, envoyez un courriel à marielaure_auteur@yahoo.ca (dans le titre inscrire: Concours)
Vous pouvez le commander en ligne (USD) : https://www.createspace.com/4333662
Vous pouvez aussi le commander directement à l'éditeur en payant par paypal (Canada seulement): voir les détails dans l'onglet Publications
Avec respect!
ML
samedi 20 juillet 2013
Dévoilement de la couverture - version papier
Lorsque j'ai dit la semaine prochaine... je ne comptais pas que durant les vacances je vivais comme une bohème et que les dates et les heures n'existent plus.
Voici donc en primeur la couverture de la version papier du Tome 1 de Lorsque le fond de la mer a tremblé
Ma toujours très créative et sensible infographiste m'a suggéré une ligne graphique plus dramatique pour la version papier. Je peux déjà prédire que la couverture du TOME II suivra la même idée. La thématique reste la même. Nous ne voulions pas donner l'impression que c'était un livre différent.
La version papier sera disponible vendredi le 26 juillet (je mettrai une alerte) pour commande en ligne. Je vous donnerai les détails à ce moment-là.
Avec respect!
ML
Voici donc en primeur la couverture de la version papier du Tome 1 de Lorsque le fond de la mer a tremblé
Ma toujours très créative et sensible infographiste m'a suggéré une ligne graphique plus dramatique pour la version papier. Je peux déjà prédire que la couverture du TOME II suivra la même idée. La thématique reste la même. Nous ne voulions pas donner l'impression que c'était un livre différent.
La version papier sera disponible vendredi le 26 juillet (je mettrai une alerte) pour commande en ligne. Je vous donnerai les détails à ce moment-là.
Avec respect!
ML
mercredi 26 juin 2013
#4 sur un palmarès
Lorsque le fond de la mer a tremblé est #4 des meilleurs ventes Ebook - Drame - Livres français.
C'est fascinant!
ML
MAJ (28 juillet): Toujours dans le top 10 des ventes Ebook - Drame - Livres français.
C'est fascinant!
ML
MAJ (28 juillet): Toujours dans le top 10 des ventes Ebook - Drame - Livres français.
mercredi 19 juin 2013
Lorsque le fond de la mer a tremblé TOME I - Statut : publié
Et voilà! Plus personne n'y croyait. Pas même vous je suppose. C'est fait! Lorsque le fond de la mer a tremblé est maintenant publié et disponible sur Amazon WORLDWIDE!!
Je ressens encore une certaine pudeur à l'annoncer. Pour différentes raisons plus ou moins justifiables. Pour résumer, disons que c'est une nouvelle étape, avec son lot de doutes, de défis et d'émotions. Mais je ne m'épancherai pas plus longuement sur la question.
Voilà c'est fait! Cette histoire que j'ai attrapé au vol, il y a plus de 7 ans et qui est apparut comme une photo, d'un seul coup. J'avais l'histoire, les personnages, leurs backgrounds, etc. Et j'ai écrit, écrit et encore écrit. D'ailleurs le TOME II devrait paraître en octobre 2013.
Où le trouver?
Sur AMAZON.CA
Sur AMAZON.FR
(Et dans tous les autres pays où AMAZON est présent.)
Vous ne possédez pas de liseuse KINDLE? Téléchargez gratuitement l'application pour ordinateurs ou téléphones intelligents : APP KINDLE
En espérant que vous apprécierez votre lecture, j'ai eu beaucoup de plaisir à l'écrire.
Avec respect!
ML
Je ressens encore une certaine pudeur à l'annoncer. Pour différentes raisons plus ou moins justifiables. Pour résumer, disons que c'est une nouvelle étape, avec son lot de doutes, de défis et d'émotions. Mais je ne m'épancherai pas plus longuement sur la question.
Voilà c'est fait! Cette histoire que j'ai attrapé au vol, il y a plus de 7 ans et qui est apparut comme une photo, d'un seul coup. J'avais l'histoire, les personnages, leurs backgrounds, etc. Et j'ai écrit, écrit et encore écrit. D'ailleurs le TOME II devrait paraître en octobre 2013.
Où le trouver?
Sur AMAZON.CA
Sur AMAZON.FR
(Et dans tous les autres pays où AMAZON est présent.)
Vous ne possédez pas de liseuse KINDLE? Téléchargez gratuitement l'application pour ordinateurs ou téléphones intelligents : APP KINDLE
En espérant que vous apprécierez votre lecture, j'ai eu beaucoup de plaisir à l'écrire.
Avec respect!
ML
dimanche 2 juin 2013
De façon subtile...
Alors, j'ai subtilement changé le mois de publication sur le côté gauche de la page à Juin 2013 pour le Tome I de Lorsque le fond de la mer a tremblé. J'ai finalement eu une percée qui m'a permis de faire avancer le projet où ça bloquait.
Quand je passe beaucoup de temps sur les détails, c'est parce que je suis insatisfaite. J'ai osé me poser la question sur ce qui causait cette insatisfaction. Il manque des morceaux pour que ça soit cohérent, selon moi. De simples détails dans le contenu (et non le contenant) qui font toute une différence. Alors je viens de passer une nuit à ajouter ces morceaux. Le sentiment d'insatisfaction se dissipe à toute vitesse.
Maintenant tout ce qui reste c'est le trac, mais ça je suppose que j'arriverai à le gérer.
Avec respect!
ML
Quand je passe beaucoup de temps sur les détails, c'est parce que je suis insatisfaite. J'ai osé me poser la question sur ce qui causait cette insatisfaction. Il manque des morceaux pour que ça soit cohérent, selon moi. De simples détails dans le contenu (et non le contenant) qui font toute une différence. Alors je viens de passer une nuit à ajouter ces morceaux. Le sentiment d'insatisfaction se dissipe à toute vitesse.
Maintenant tout ce qui reste c'est le trac, mais ça je suppose que j'arriverai à le gérer.
Avec respect!
ML
jeudi 23 mai 2013
Ça y est presque
J'ai encore trouvé des fautes...
Quand je regarde les versions précédentes du document, elles n'y sont pas... et soudain en ouvrant le document, de nouvelles fautes, de nouvelles coquilles surgissent. Je suis à la recherche de tout ce qui active les corrections automatiques pour les désactiver. Je ne voudrais pas que le mauvais français de WORD me bousille l'expérience.
Je vous disais donc je suis dans les détails... je respire et je me rappelle que tout ça n'est qu'un jeu. Un jeu inventé pour garder la vie allumée en moi.
Date de publication : dans quelques heures
Quand je regarde les versions précédentes du document, elles n'y sont pas... et soudain en ouvrant le document, de nouvelles fautes, de nouvelles coquilles surgissent. Je suis à la recherche de tout ce qui active les corrections automatiques pour les désactiver. Je ne voudrais pas que le mauvais français de WORD me bousille l'expérience.
Je vous disais donc je suis dans les détails... je respire et je me rappelle que tout ça n'est qu'un jeu. Un jeu inventé pour garder la vie allumée en moi.
Date de publication : dans quelques heures
dimanche 12 mai 2013
Dans les détails
Je perds mon temps dans les détails. Tout simplement parce que j'ai peur. Il y a parfois des moments où c'est facile de simplement se lancer dans l'eau. Par exemple lorsque l'on est au bout du plongeon. Le pire qui peut arriver c'est que l'eau soit froide, mais ça ne dure jamais longtemps. On rit et finalement l'eau est bonne.
Cette fois-ci, je ne connais pas l'eau, je ne la vois pas. Je ne sais pas si elle est froide ou non. Je ne sais même pas s'il y a de l'eau dans la piscine ou si je ne vais pas tout simplement aller me fracasser la tête au fond sur le ciment.
Pas très joyeux comme perspective. Enfin, je suis dans les détails. Et là je suis au point de me dire, que juste le fait de mettre mon livre en ligne sera un succès. Le succès. Pour la suite je n'arrive pas à voir plus loin que ça.
Je collabore sur une "fiction collaborative" (je ne sais pas si ça se traduit en français - collaborative fiction). Nous sommes treize auteurs et chacun rédige un chapitre. J'étais numéro trois. Et j'ai ressenti de façon intense cette émotion de ne pas savoir. J'ai envoyé mon chapitre et je me voyais déjà échouer lamentablement. Que les autres auteurs allaient avoir honte de m'avoir laissé participer avec eux. C'est assez intéressant de voir que finalement le chapitre semble avoir été bien reçu. Et je me souviens qu'il est très rare que j'ai des commentaires négatifs sur quoi que ce soit que j'écris. ou peut-être que les gens n'ont simplement rien à dire, parce que ce que j'écris ne soulève aucune passion ou aucun intérêt.
Mais qu'est-ce qui est important? Important pour moi?
Écrire. Écrire. Écrire. Il n'y a rien de bien important en dehors de ça. C'est certain que je veux que les gens aiment ce que j'écris parce que ça nourrit la motivation. Mais je remarque finalement que ma motivation n'a rien à voir avec ce que les gens peuvent dire ou penser. Ce qui me nourrit ce sont des personnages que je trouve inspirants. Et le plaisir d'écrire, de jouer avec les mots, d'inventer des univers, c'est ça qui me plait.
Alors je suis dans les détails. Ça fait longtemps que je suis dans les détails. Encore quelques petites choses et je met le livre en ligne. Et ça va surement aller plus vite parce que j'ai un autre projet qui attend que je termine celui-ci.
Date de publication prévue : quelque part entre le 13 et le 20 mai.
Avec respect!
ML
Cette fois-ci, je ne connais pas l'eau, je ne la vois pas. Je ne sais pas si elle est froide ou non. Je ne sais même pas s'il y a de l'eau dans la piscine ou si je ne vais pas tout simplement aller me fracasser la tête au fond sur le ciment.
Pas très joyeux comme perspective. Enfin, je suis dans les détails. Et là je suis au point de me dire, que juste le fait de mettre mon livre en ligne sera un succès. Le succès. Pour la suite je n'arrive pas à voir plus loin que ça.
Je collabore sur une "fiction collaborative" (je ne sais pas si ça se traduit en français - collaborative fiction). Nous sommes treize auteurs et chacun rédige un chapitre. J'étais numéro trois. Et j'ai ressenti de façon intense cette émotion de ne pas savoir. J'ai envoyé mon chapitre et je me voyais déjà échouer lamentablement. Que les autres auteurs allaient avoir honte de m'avoir laissé participer avec eux. C'est assez intéressant de voir que finalement le chapitre semble avoir été bien reçu. Et je me souviens qu'il est très rare que j'ai des commentaires négatifs sur quoi que ce soit que j'écris. ou peut-être que les gens n'ont simplement rien à dire, parce que ce que j'écris ne soulève aucune passion ou aucun intérêt.
Mais qu'est-ce qui est important? Important pour moi?
Écrire. Écrire. Écrire. Il n'y a rien de bien important en dehors de ça. C'est certain que je veux que les gens aiment ce que j'écris parce que ça nourrit la motivation. Mais je remarque finalement que ma motivation n'a rien à voir avec ce que les gens peuvent dire ou penser. Ce qui me nourrit ce sont des personnages que je trouve inspirants. Et le plaisir d'écrire, de jouer avec les mots, d'inventer des univers, c'est ça qui me plait.
Alors je suis dans les détails. Ça fait longtemps que je suis dans les détails. Encore quelques petites choses et je met le livre en ligne. Et ça va surement aller plus vite parce que j'ai un autre projet qui attend que je termine celui-ci.
Date de publication prévue : quelque part entre le 13 et le 20 mai.
Avec respect!
ML
mardi 15 janvier 2013
Avancer tout simplement
J'avance. Tout simplement. Une action après l'autre sans m'arrêter. Sinon, je ne bouge plus et je laisse la peur m'envahir et geler tout mon être. Et j'attend. J'attend qu'il se passe quelque chose pour que finalement je puisse avancer en toute sécurité. Et souvent rien ne se passe. Alors je n'avance pas.
Ce mois-ci je vais publier, en format électronique, le premier TOME de mon livre "Lorsque le fond de la mer a tremblé". Une action vers l'avant dans ce qui semble être un précipice. Après plusieurs années de réflexion, de planification, de recherche, je n'ai pas encore trouvé de façon d'avancer dans mon rêve sans prendre de risque.
Pourquoi maintenant? Parce que j'ai envie de jouer et de me révéler d'une autre façon cette année. Parce que j'ai envie de partager et de découvrir ce qu'est cet inconnu si terrifiant.
Pourquoi ce livre en particulier? Parce que c'est une histoire que j'ai écrite pour jouer, pour savoir si je pouvais simplement me plonger dans ces images qui m'habitent depuis longtemps. Et cette histoire a surgit, sans que j'aie besoin de forcer quoi que ce soit. Les personnages étaient juste là, à m'attendre pour raconter leur histoire et me faire voyager dans leurs cris et leurs espoirs. La première ligne a été écrite en 2006.
Et me voilà en ce début d'année, à regarder devant moi et à ne rien voir, ni sentir de ce qui s'en vient pour ma vie. Alors je lance des cailloux vers l'avant et je regarde là où ils tomberont et quels effets ils auront.
Date de sortie prévue : le 25 janvier 2013
Je vous tiens au courant.
Avec respect!
A.
Ce mois-ci je vais publier, en format électronique, le premier TOME de mon livre "Lorsque le fond de la mer a tremblé". Une action vers l'avant dans ce qui semble être un précipice. Après plusieurs années de réflexion, de planification, de recherche, je n'ai pas encore trouvé de façon d'avancer dans mon rêve sans prendre de risque.
Pourquoi maintenant? Parce que j'ai envie de jouer et de me révéler d'une autre façon cette année. Parce que j'ai envie de partager et de découvrir ce qu'est cet inconnu si terrifiant.
Pourquoi ce livre en particulier? Parce que c'est une histoire que j'ai écrite pour jouer, pour savoir si je pouvais simplement me plonger dans ces images qui m'habitent depuis longtemps. Et cette histoire a surgit, sans que j'aie besoin de forcer quoi que ce soit. Les personnages étaient juste là, à m'attendre pour raconter leur histoire et me faire voyager dans leurs cris et leurs espoirs. La première ligne a été écrite en 2006.
Et me voilà en ce début d'année, à regarder devant moi et à ne rien voir, ni sentir de ce qui s'en vient pour ma vie. Alors je lance des cailloux vers l'avant et je regarde là où ils tomberont et quels effets ils auront.
Date de sortie prévue : le 25 janvier 2013
Je vous tiens au courant.
Avec respect!
A.
lundi 17 septembre 2007
Mimiansa - le souffle de vie
Petite incursion dans le roman Lorsque le fond de la mer a tremblé. Voici donc un premier extrait de ce fameux roman qui m'habite depuis maintenant plus d'un an. Je vous présenterai au fil du temps les différents personnages qui le compose. Aujourd'hui je vous invite à découvrir Mimiansa qui apparait assez tard dans l'histoire, malgré une mention très brève au début. Elle a environ huit ans et est la fille d'une Mamé (sage femme et guérisseuse) très respectée. Elle est un point central de l'histoire alors qu'elle sauve la vie d'un des personnages principaux. J'aime beaucoup les personnages d'enfants qui offrent la possibilité de beaucoup de lucidité et de clarté. (Note technique: Ama veut dire maman dans la langue de Mimiansa.)
Pour une raison inconnue, Mimiansa avait survécu au massacre de son village. Elle avait attendu que la nuit arrive, terrée dans les fougères, son corps minuscule disparaissant, invisible aux regards.
Elle avait courut en silence pour effacer dans le vent le regard vide de sa Mamé et l’image de son ventre ensanglanté. Elle avait courut. Elle avait bouché ses oreilles pour ne pas entendre les hurlements de toutes les Amas que l’on éventrait. Elle avait fermé les yeux pour ne pas voir les enfants écartelés au sol, ni les autres que l’on abattait en leur tirant dans le dos, alors qu’ils tentaient de s'enfuir.
Après deux jours de marche, Mimi avait trouvé une petite maison invisible de la route. Un abri sans personne, que l’on avait du fuir en toute hâte. Elle y avait fait son nid, trouvant à manger des racines et des champignons comestibles et furetant dans le jardin abandonné pour y trouver quelques légumes. La rivière toute proche lui fournissait de l’eau. Après quelques jours, elle y avait vu des corps flotter à la surface. Immobile et silencieuse, la première fois, elle n’y avait plus fait attention. Il n’y avait que des morts. Des morts, partout.
Sauf ce matin, ou un camion s’était arrêté pour jeter un paquet sur le bord de la route. À l’intérieur des hommes hurlaient, tirant des balles de mitraillette en l’air. Mimi s’était cachée dans un trou, recouvert de planches, qu’elle avait creusé derrière la maison. Juste au cas où elle n’aurait pas eu le temps de s’enfuir. Le camion était partit. Mimi avait attendu longtemps avant de sortir de sa cachette et aller voir ce que c’était. Ce n’était pas de la nourriture. Encore un mort. Il n’y avait que ça. Sur le point de rebrousser chemin, elle avait entendu un râle sortir de la masse inerte. Et un deuxième. Sans bruit, elle s’était approchée. Le mort avait ouvert les yeux un instant.
- Déhana! Déhana, avait-il murmuré juste avant de perdre conscience.
Mimi connaissait Déhana. Mamé avait une statue bien en évidence dans la chambre commune. Déhana était la terre, la Mère nourricière, celle qui faisait germer les bébés dans les ventres. C’était aussi elle qui s’occupait des bébés qui ne voulaient pas avaler le souffle de vie. Elle les enveloppait de sa membrane de terre noire et avec le soleil et la pluie, elle les transformait en lumière. Ainsi, il pouvait revenir à l’intérieur d’un ventre sans avoir peur du noir.
Mimi souleva l’homme par les épaules. Fiévreux, il était blessé à plusieurs endroits. Des plaies béantes, d’où le sang avait séché, lacéraient son dos et ses mains. Il n’avait pas de chemise et son pantalon était en lambeaux. Trop lourd pour elle, elle réfléchit à la façon de le conduire à l’intérieur. Derrière la maison, il y avait une vieille brouette qu’elle avait utilisé pour rapporter un sac de farine de maïs qui traînait abandonné. Le soleil était haut dans le ciel et l'atmosphère devenait de plus en plus lourde. Elle devait faire vite.
Ramenant la brouette près du corps, elle s’y prit à plusieurs reprises pour le hisser à l'intérieur. Le pousser dans le champ et les herbes hautes, lui arracha des gémissements tellement il était lourd. Elle tomba deux fois et faillit tout abandonner. Le soleil implacable plombait sur eux, alourdissant les gestes et les efforts.
Mimi arriva enfin à le coucher sur une paillasse dans le fond de la cabane. Épuisée, elle se retint de hurler. Après avoir vu ses parents être assassinés, frappés à coup de machettes, cet homme blessé qui respire encore est sa planche de salut. Le faire boire, nettoyer ses plaies, appliquer un onguent de feuilles comme sa Mamé le lui a montré, pour guérir les maux de la peau.
Jour après jour, nuit après nuit, veiller la vie qui s’accroche. Veiller jusqu’au premier réveil, jusqu’au premier instant où ses yeux s’ouvriront, comme le premier regard de l’enfant qui vient de naître. Un nouveau-né qui hurle sa faim d’un cri déchirant. Mamé l’avait souvent amené avec elle pour lui montrer comment sortent les bébés du ventre de leur Ama. Elle avait appris aussi à les nourrir pour qu’ils deviennent grands et forts. Elle ferait la même chose pour l’homme.
Elle lui souffla dans la bouche le souffle de vie comme tant de fois elle avait vu Mamé le faire avec les bébés. Mais aujourd’hui c’était elle la Mamé, la donneuse de vie.
La longue veille commença.
Jour et nuit, elle lui donna du lait de chèvre mélangé à de la poudre de maïs. Ce sac de maïs qu’elle avait trouvé, éventré, sur le bord de la route. Tout comme la chèvre errante, penchée au-dessus d’elle un matin à l’aube. La chèvre qui l'avait trouvé et avait gardé Mimi en vie.
Pour une raison inconnue, Mimiansa avait survécu au massacre de son village. Elle avait attendu que la nuit arrive, terrée dans les fougères, son corps minuscule disparaissant, invisible aux regards.
Elle avait courut en silence pour effacer dans le vent le regard vide de sa Mamé et l’image de son ventre ensanglanté. Elle avait courut. Elle avait bouché ses oreilles pour ne pas entendre les hurlements de toutes les Amas que l’on éventrait. Elle avait fermé les yeux pour ne pas voir les enfants écartelés au sol, ni les autres que l’on abattait en leur tirant dans le dos, alors qu’ils tentaient de s'enfuir.
Après deux jours de marche, Mimi avait trouvé une petite maison invisible de la route. Un abri sans personne, que l’on avait du fuir en toute hâte. Elle y avait fait son nid, trouvant à manger des racines et des champignons comestibles et furetant dans le jardin abandonné pour y trouver quelques légumes. La rivière toute proche lui fournissait de l’eau. Après quelques jours, elle y avait vu des corps flotter à la surface. Immobile et silencieuse, la première fois, elle n’y avait plus fait attention. Il n’y avait que des morts. Des morts, partout.
Sauf ce matin, ou un camion s’était arrêté pour jeter un paquet sur le bord de la route. À l’intérieur des hommes hurlaient, tirant des balles de mitraillette en l’air. Mimi s’était cachée dans un trou, recouvert de planches, qu’elle avait creusé derrière la maison. Juste au cas où elle n’aurait pas eu le temps de s’enfuir. Le camion était partit. Mimi avait attendu longtemps avant de sortir de sa cachette et aller voir ce que c’était. Ce n’était pas de la nourriture. Encore un mort. Il n’y avait que ça. Sur le point de rebrousser chemin, elle avait entendu un râle sortir de la masse inerte. Et un deuxième. Sans bruit, elle s’était approchée. Le mort avait ouvert les yeux un instant.
- Déhana! Déhana, avait-il murmuré juste avant de perdre conscience.
Mimi connaissait Déhana. Mamé avait une statue bien en évidence dans la chambre commune. Déhana était la terre, la Mère nourricière, celle qui faisait germer les bébés dans les ventres. C’était aussi elle qui s’occupait des bébés qui ne voulaient pas avaler le souffle de vie. Elle les enveloppait de sa membrane de terre noire et avec le soleil et la pluie, elle les transformait en lumière. Ainsi, il pouvait revenir à l’intérieur d’un ventre sans avoir peur du noir.
Mimi souleva l’homme par les épaules. Fiévreux, il était blessé à plusieurs endroits. Des plaies béantes, d’où le sang avait séché, lacéraient son dos et ses mains. Il n’avait pas de chemise et son pantalon était en lambeaux. Trop lourd pour elle, elle réfléchit à la façon de le conduire à l’intérieur. Derrière la maison, il y avait une vieille brouette qu’elle avait utilisé pour rapporter un sac de farine de maïs qui traînait abandonné. Le soleil était haut dans le ciel et l'atmosphère devenait de plus en plus lourde. Elle devait faire vite.
Ramenant la brouette près du corps, elle s’y prit à plusieurs reprises pour le hisser à l'intérieur. Le pousser dans le champ et les herbes hautes, lui arracha des gémissements tellement il était lourd. Elle tomba deux fois et faillit tout abandonner. Le soleil implacable plombait sur eux, alourdissant les gestes et les efforts.
Mimi arriva enfin à le coucher sur une paillasse dans le fond de la cabane. Épuisée, elle se retint de hurler. Après avoir vu ses parents être assassinés, frappés à coup de machettes, cet homme blessé qui respire encore est sa planche de salut. Le faire boire, nettoyer ses plaies, appliquer un onguent de feuilles comme sa Mamé le lui a montré, pour guérir les maux de la peau.
Jour après jour, nuit après nuit, veiller la vie qui s’accroche. Veiller jusqu’au premier réveil, jusqu’au premier instant où ses yeux s’ouvriront, comme le premier regard de l’enfant qui vient de naître. Un nouveau-né qui hurle sa faim d’un cri déchirant. Mamé l’avait souvent amené avec elle pour lui montrer comment sortent les bébés du ventre de leur Ama. Elle avait appris aussi à les nourrir pour qu’ils deviennent grands et forts. Elle ferait la même chose pour l’homme.
Elle lui souffla dans la bouche le souffle de vie comme tant de fois elle avait vu Mamé le faire avec les bébés. Mais aujourd’hui c’était elle la Mamé, la donneuse de vie.
La longue veille commença.
Jour et nuit, elle lui donna du lait de chèvre mélangé à de la poudre de maïs. Ce sac de maïs qu’elle avait trouvé, éventré, sur le bord de la route. Tout comme la chèvre errante, penchée au-dessus d’elle un matin à l’aube. La chèvre qui l'avait trouvé et avait gardé Mimi en vie.
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