J'ai une de mes filles qui m'intime fortement de parler d'elle. En fait de parler de Gabrielle. Son nom complet est Gabrielle-Jade, mais je l'ai toujours appelé Jade.
Gabrielle n'est pas un nom que j'aime particulièrement. Je n'aurais pas un personnage qui porte ce nom dans mes romans. Pourquoi alors est-ce que ma propre fille porte ce nom? Le choix d'un nom pour mes enfants fut, tout comme pour l'inspiration, un ensemble d'images et d'impressions.
Pour Gabrielle-Jade ce sont des rêves que j'ai fait lorsque j'étais enceinte. Quand j'y repense après maintenant 23 ans, je reste avec une impression de force et de détermination. Gabrielle est obstinée, déterminée et représente pour moi un pilier sur lequel je peux m'appuyer pour puiser de la force et du courage. Jade est douceur, rire, intimité et créativité.
Évidemment, c'est une de mes plus grandes fans. Mais surtout, c'est la conceptrice de mes pages couvertures de livre. Elle a le don de transformer les descriptions éthériques de ce que je veux en images qui portent. La page couverture d'un livre... ça passe où ça casse!
Avec respect!
ML
Pensées, reflets d'âmes emprisonnées entre l'ici et l'au-delà, murmures captés dans les égrégores anciens et nouveaux. Mots. Je marche sur le mince fil entre l'ombre et la lumière. Lumière éblouissante dans vos ténèbres. Ombre dans le jour éclatant. Je suis celle qui écoute les murmures du vent et les voix qui hurlent dans la tempête. Celle, qui des larmes, fabrique des colliers de mots et les raconte. Je suis celle qui apprend et s'inspire des êtres dont elle croise la route.
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samedi 12 avril 2014
dimanche 15 décembre 2013
Nouvelles du Tome 2 - Lorsque le fond de la mer a tremblé
Qu'en est-il du TOME II?
Quelques lecteurs m'ont gentiment demandé quand est-ce que le TOME II de Lorsque le fond de la mer a tremblé allait paraître.
Le plan de départ était de l'avoir pour octobre. Ensuite décembre. Mais ça n'arrivera pas avant janvier. Je vais prendre le temps des fêtes pour mettre de l'ordre et réaligner mes flûtes. J'ai quelques autres projets aussi que je veux avancer et dans mon cerveau ça se bouscule.
Donc, dans le silence de l'hiver et la tranquillité des longues journées emmitouflée de mes vacances, je vais me déposer, me centrer et créer la suite. Il y a quelques opportunités sur la table que je ne veux pas manquer, je vous en reparlerai lorsque ça sera plus concret. Mais c'est certain que la priorité pour le début 2014 c'est le TOME II.
Si vous n'avez toujours pas lu le premier tome, il est à 1$ sur Amazon durant le mois de décembre. :) Le lien se trouve dans l'onglet "Publications"
Avec respect!
ML
Et puis le NaNoWriMo?
Quelle aventure que le NaNoWriMo! J'ai écrit 21 000 mots. Ce qui est pas mal dans le contexte.
Le NaNoWriMo pour moi c'est une session intensive de boxe contre moi-même et les différentes circonstances de ma vie.
Le NaNoWriMo pour moi c'est une session intensive de boxe contre moi-même et les différentes circonstances de ma vie.
Décider d'écrire c'est renouveler son engagement à tous les jours. À chaque matin, l'agenda me rappelle que c'est complètement fou; qu'il faut dormir aussi. Que le loyer et l'épicerie ça se paye et qu'habiller les enfants ce n'est pas une théorie.
Alors je travaille et je fais tout ce qu'il faut pour "vivre" la vie et être responsable de tout ce que ça comporte d'être une mère, une travailleuse, une citoyenne, etc.
Et il y a le rêve. Les rêves.
Les rêves se confrontent aux circonstances de la vie et sont portés par l'engagement que nous avons à vouloir les accomplir. Et évidemment, lorsque je décide de faire quelque chose ça ressemble à une conspiration, il arrive toutes sortes de choses qui m'empêchent de faire ce que je veux. Je ne peux pas dire non parce que ce sont des engagements et responsabilités que j'ai que je ne peux pas juste tasser du revers de la main.
Mais je ne suis pas du genre à me trouver des excuses. Si je regarde réellement, je m'aperçois que tout ça, ce n'est que l'écho de ma peur. Ma peur de ne pas y arriver, de ne pas réaliser mes rêves. Alors quelle excellente excuse que "j'ai des responsabilités!" Et je n'ai même pas besoin de me forcer pour en trouver des excuses, les gens autour de moi m'excusent d'eux-même : "Avec les enfants, le travail et tout ce que tu fais je ne sais pas comment tu y arrives!"
Je n'y arrive pas! Ah! Ah! Ah!Ah! Ah! Et c'est la beauté de la chose. Si les rêves étaient si faciles à réaliser, quel serait le réel accomplissement?
Alors je déclare le NaNoWriMo 2013 complet. Dans l'échelle des actions menant à mon rêve d'être une écrivaine prolifique, j'ai monté une nouvelle marche.
À l'année prochaine!
Avec respect!
ML
dimanche 28 juillet 2013
La mort, ses surprises et l'envie de vivre
La mort...
Hier... une pause dans mon marathon d'écriture, pour une visite au salon funéraire.
J'ai une amie... une belle femme de 40 ans qui a touché de façon incroyable le coeur de centaines (on pourrait dire des milliers) de personnes partout où elle est passée. Depuis l'annonce de son décès, des dizaines et des dizaines de messages sont partagés par courriel et sur Facebook, ayant comme trait commun sa grande écoute, sa joie de vivre et sa grande générosité envers ceux qu'elle rencontrait.
Elle habitait à Singapour depuis deux ans, avec son amoureux qu'elle était allée rejoindre (il travaillait là-bas), laissant tout derrière elle pour vivre cette magnifique histoire d'amour qu'elle vivait. Il y a environ 3 mois, on lui annonçait un cancer de l'estomac...
Ses surprises...
J'ai parlé avec sa mère, une femme incroyable. Magnifique autant dans les larmes que dans le rire. Elle est allée rejoindre sa fille aussitôt qu'elle l'a pu. Elle me raconte que sa fille avait toujours trouvé qu'elle avait le chic pour préparer les valises. Ayant fait plusieurs voyages dans sa trop courte vie, sa mère l'aidait à rouler chandails et chaussettes et à trouver le moindre petit trou pour entrer encore un autre morceau.
Lors d'un rare moment où elles étaient seules, à l'hôpital, un moment trendre entre mère et fille. Dans ses derniers instants de lucidité, sa mère a préparé la dernière valise de sa fille, pour son dernier voyage.
- Qu'est ce qu'on y met maman?
- Beaucoup d'amour...
J'ai trois enfants et je ne saurais trouver des mots plus parfait si je devais un jour (jamais, jamais, je touche du bois et je bénis tous les dieux et déesses dans leurs grâces infinies!!) enterrer un de mes enfants.
L'envie de vivre...
Cette amie... Tout le monde s'accorde pour dire qu'elle a vécu sa vie passionnément, à fond et sans regret, avec la seule intention de faire une différence dans la vie des gens qu'elle rencontrait. Mission accomplie ma belle. Et ce n'est pas parce qu'elle est morte jeune... Rien dans ce que les gens ont partagé d'elle n'avait ce relent de cliché: "C'est toujours les meilleurs qui partent en premier..." Sa présence nous rendait meilleur et sa mort nous invite à l'être encore et pour toujours, tous les jours.
Elle avait une vision de la vie qu'elle voulait vivre et elle l'a vécu, une journée à la fois. Et la vie a été d'une abondance et d'une générosité incroyable avec elle.
Sa mort, à 40 ans, est un rappel (douloureux sur le coup) que je ne suis pas éternelle et que demain peut ne jamais venir... et je dis cela sans défaitisme ni regret. Nous le savons tous mais, moi la première je vis comme si la mort allait venir le plus tard possible et que je pouvais contrôler une telle chose.
Mais qui ne pousse pas un soupir de soulagement, inconsciemment peut-être, le soir en allant se coucher et en se réveillant le matin?
Merci ma belle amie pour cette lumière que tu nous as partagé et malgré la peur qui surgit au fond de mes tripes, je sourirai, je dirai ces mots que parfois je retiens, je vivrai passionnément et sans retenue cette vie dont je rêve.
Avec tout mon respect et tout mon amour!
ML
Hier... une pause dans mon marathon d'écriture, pour une visite au salon funéraire.
J'ai une amie... une belle femme de 40 ans qui a touché de façon incroyable le coeur de centaines (on pourrait dire des milliers) de personnes partout où elle est passée. Depuis l'annonce de son décès, des dizaines et des dizaines de messages sont partagés par courriel et sur Facebook, ayant comme trait commun sa grande écoute, sa joie de vivre et sa grande générosité envers ceux qu'elle rencontrait.
Elle habitait à Singapour depuis deux ans, avec son amoureux qu'elle était allée rejoindre (il travaillait là-bas), laissant tout derrière elle pour vivre cette magnifique histoire d'amour qu'elle vivait. Il y a environ 3 mois, on lui annonçait un cancer de l'estomac...
Ses surprises...
J'ai parlé avec sa mère, une femme incroyable. Magnifique autant dans les larmes que dans le rire. Elle est allée rejoindre sa fille aussitôt qu'elle l'a pu. Elle me raconte que sa fille avait toujours trouvé qu'elle avait le chic pour préparer les valises. Ayant fait plusieurs voyages dans sa trop courte vie, sa mère l'aidait à rouler chandails et chaussettes et à trouver le moindre petit trou pour entrer encore un autre morceau.
Lors d'un rare moment où elles étaient seules, à l'hôpital, un moment trendre entre mère et fille. Dans ses derniers instants de lucidité, sa mère a préparé la dernière valise de sa fille, pour son dernier voyage.
- Qu'est ce qu'on y met maman?
- Beaucoup d'amour...
J'ai trois enfants et je ne saurais trouver des mots plus parfait si je devais un jour (jamais, jamais, je touche du bois et je bénis tous les dieux et déesses dans leurs grâces infinies!!) enterrer un de mes enfants.
L'envie de vivre...
Cette amie... Tout le monde s'accorde pour dire qu'elle a vécu sa vie passionnément, à fond et sans regret, avec la seule intention de faire une différence dans la vie des gens qu'elle rencontrait. Mission accomplie ma belle. Et ce n'est pas parce qu'elle est morte jeune... Rien dans ce que les gens ont partagé d'elle n'avait ce relent de cliché: "C'est toujours les meilleurs qui partent en premier..." Sa présence nous rendait meilleur et sa mort nous invite à l'être encore et pour toujours, tous les jours.
Elle avait une vision de la vie qu'elle voulait vivre et elle l'a vécu, une journée à la fois. Et la vie a été d'une abondance et d'une générosité incroyable avec elle.
Sa mort, à 40 ans, est un rappel (douloureux sur le coup) que je ne suis pas éternelle et que demain peut ne jamais venir... et je dis cela sans défaitisme ni regret. Nous le savons tous mais, moi la première je vis comme si la mort allait venir le plus tard possible et que je pouvais contrôler une telle chose.
Mais qui ne pousse pas un soupir de soulagement, inconsciemment peut-être, le soir en allant se coucher et en se réveillant le matin?
Merci ma belle amie pour cette lumière que tu nous as partagé et malgré la peur qui surgit au fond de mes tripes, je sourirai, je dirai ces mots que parfois je retiens, je vivrai passionnément et sans retenue cette vie dont je rêve.
Avec tout mon respect et tout mon amour!
ML
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