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jeudi 23 février 2017

Un besoin de laideur

J'ai une impression de laideur. Mon regard se porte sur les incomplétudes, les coins ronds, les fils qui dépassent. Des coins de tapis inégaux, des marques de peinture défraîchie. Je recherche l'esthétisme, la pureté, les lignes régulières, l'ordre. J'ai besoin d'ordre... le chaos me fatigue, mais étrangement, il me donne aussi du répit. Soudain le beau, le léché, le propre m'ennuient. Ils me forcent à me tenir droit, à faire attention, à me contrôler.

Alors que le chaos me donne la permission d'être moi-même et de ne pas tout savoir. J'ai le goût de ricaner dans le silence propret de l'ordre contrôlé de ma vie; me lancer par terre, me tordre de rire, salir mon linge.

Ouf!

Mon corps est en état de chaos et automatiquement j'essaie de le contrôler, d'effacer ce qui sort du cadre, d'annihiler cette masse qui s'est invité à dîner et se repaît de mon sang, qui me vide de ma vitalité.

Aujourd'hui j'ai besoin d'air, besoin d'aimer ce qui est laid et tout croche, accepter le champ de bataille de mon corps et me trouver magnifique dans la confusion, les cheveux épars et l'œil rougit de larmes.

Avec respect et amour!
Marie-Laure

lundi 16 janvier 2017

Lèzaléas

Oui lèzaléas...

La fin de l'année 2016 s'annonçait époustouflante après mes deux années de quasi-retraite. J'allais débuter l'année 2017 avec un élan renouvelé.

Et j'ai eu un accident. Un chute de cheval (oui le magnifique cheval sur la photo) qui a paralysé mon bras droit durant des semaines. C'est la première journée aujourd'hui où je peux enfin m'asseoir et écrire. Je ne peux toujours pas écrire longuement au stylo, mais à l'ordi ça va.

Ainsi, tous les beaux projets de livres sont repoussés dans le temps. Je vise donc le mois de février pour la publication du Tome 2 de Lorsque le fond de la mer a tremblé.

J'ai hâte, je suis nerveuse. Et je me dis que c'est de ça que ma vie a l'air. Je dois composer avec les aléas de la vie, les circonstances, ce sur quoi je n'ai aucun contrôle. Et c'est parfait. Durant les dernières semaines, j'ai pris le temps d'écouter, de respirer et de me laisser inspirer. Il y a de nouvelles idées qui pointent dans mon deuxième cerveau et ça m'excite.

Je vous souhaite une excellente année 2017, lumineuse et incroyable AVEC ses surprises et ses aléas.

Avec respect!
ML

jeudi 22 octobre 2015

Écrire au Stanley hôtel - jour 1

Je me suis levée ce matin dans Estes Park au Colorado avec cette jolie neige.

Je n'aime pas particulièrement l'hiver, mais dans les montagnes ça résonne avec une envie profonde de paix et de silence. La nature l'hiver est silencieuse, contrairement au boucan du vent dans les feuilles, l'été.

Je me sens en hiver perpétuel depuis deux ans presque. J'attends avec impatience cette énergie ou se ralentissement d'énergie qui nous pousse à chercher les endroits chauds, enveloppants, rassurants.

Je me retrouve donc au Colorado pour cette fameuse retraite d'écriture au Stanley hôtel. Pour la petite histoire, le Stanley hôtel est le lieu où Stephen King a eu l'idée de The Shinning. Un hôtel qui pullule de revenants...

Ainsi donc, j'ai du temps pour écrire; pour respirer l'air des montagnes; me faire des peurs dans les coins sombres de l'hôtel; participer à un souper meurtre et mystère et me déguiser pour le Shinning ball.

Mais j'ai surtout du temps pour créer de l'équilibre. J'ai mis en branle plusieurs projets et je n'ai pas encore toute l'énergie nécessaire pour les accomplir. J'ai donc du temps pour faire des plans, des échéanciers réalistes et nourrir ma muse, que j'ai négligé beaucoup ces derniers mois.

Ma plume a besoin de liberté, de perspective, de grand air, mais aussi de profondeur, de méditation et d'enveloppement dans une doudou devant le feu.

Merci pour les flocons, pour la montagne et le temps passé avec d'autres passionnés d'écriture!

Avec respect!
ML

mardi 6 octobre 2015

Réapprendre la lenteur

Je me suis attrapée aujourd'hui à courir.

Courir pour trouver mon linge. Courir pour m'habiller. Courir pour me préparer à manger. Courir pour couper les légumes. Courir pour me servir un verre d'eau. Courir pour ouvrir l'ordinateur. Courir pour écrire. Courir pour téléphoner. Courir pour parler. Courir.

M'essouffler.

C'est là que j'ai remarqué que je courrais. Je ne sais pas où j'allais, mais j'étais essoufflée juste à l'idée de m'y rendre.

J'ai pris un profonde inspiration et j'ai ralenti le rythme. Je n'allais ni lentement, ni rapidement. Alignant mes gestes au rythme de ma respiration.

Il y a des stress inventés, qui ne correspondent à rien d'urgent, à part l'impression profonde d'être en retard. D'avoir pris du retard dans ma vie. De ne pas être là où je devrais être. Je ne sais pas aujourd'hui où j'ai envie d'être, mais mon essoufflement me rappelle que je cours pour attraper une chose que je n'ai pas encore déterminée.

Je réapprend la lenteur dans les activités quotidienne. Je réapprend à être là où je suis dans l'instant. La vaisselle ne me vole pas du temps d'écriture. M'habiller ne me vole pas du temps pour la méditation. Me préparer à manger ne m'empêche pas d'offrir du coaching.

Respirer me donne du rythme, du pouvoir sur ce que j'accomplis. Respirer nourrit mes pensées et active ma créativité et réveille ma passion pour la vie. Respirer me permet de choisir ce que je fais de mon temps.

Observez le rythme de votre respiration et voyez si vous êtes aligné avec votre rythme naturel. Offrez-vous le cadeau de la présence à soi. Offrez-vous le cadeau de l'instant présent.

Avec respect!
ML

PS : Il reste quelques places pour la retraite Intuition de l'être. L'horaire est maintenant disponible!

mercredi 23 septembre 2015

Intuition de l'être - retraite de Yoga Kosa

Cette retraite marque pour moi un début important dans ma carrière professionnelle. Comme j'aime dire souvent, les êtres humains sont multiples. Nous ne sommes pas les produits d'un seul intérêt, d'une seule vision ou d'une seule pensée.

J'ai plusieurs intérêts que j'ai longtemps gardé secrets, par peur du jugement ou parce que ça semblait complètement hors de ce que je pouvais projeter de moi dans un contexte ou un autre.

Ma vie spirituelle a toujours été une part importante de ma vie privée que je partageais très peu avec mon entourage. Un trésor que je protégeais avec férocité.

Après 23 ans de méditation, de formation de toutes sortes, d'études d'écritures sacrées et d'expériences profondes, je me sens plus en confiance et en maîtrise de ce que je peux offrir et partager aux gens.

Je co-animerai cette retraite avec une femme extraordinaire, qui a une solide expérience et est une ressource inépuisable de créativité et d'enthousiasme. Sa profondeur et son intensité en font un complément parfait à ma propre personnalité.

Notre intention est d'offrir un espace de douceur permettant à tous de laisser émerger sa profonde vérité, de goûter l'amour de soi et des autres sans peur et en toute confiance.

C'est une invitation personnelle que je vous fais. Celle de vous offrir le cadeau de vous-même et de votre grandeur. Deux jours (et une soirée) à vous accorder le temps d'aller à l'intérieur et d'écouter votre voix, votre intuition et ce qui fait chanter votre coeur.

Du 20 (à compter de 15h) au 22 novembre (à 15h) au Centre de vie à Ripon en Outaouais. Un site enchanteur en pleine nature pour un ressourcement complet. (Repas végétarien et hébergement inclut dans les frais d'inscription)

Informations :Isabelle Monette
819.329.5672 (KOSA)
info@yogakosa.ca
Intuitive soul art retreat

lundi 11 mai 2015

Sortir de la caverne - prise 2

Il y a un mois et demi j'ai cru que ça y était, qu'enfin j'allais pouvoir recommencer à écrire. Surtout écrire.

Ça n'a pris qu'une semaine. Je suis retournée (non sagement) dans ma caverne "kickkin and screamin" comme dirait les anglais.

Je me réessaie donc pour une seconde fois en 2 mois. Cette fois-ci, j'y vais avec mesure, pas de grands élans, ni de grands projets. Juste le quotidien, la vaisselle, la moppe et le lavage.

J'ai fait une grande sortie, le weekend dernier au Congrès boréal. Un tourbillon de rencontres intéressantes, de discussions passionnantes et de multiples découvertes. J'en reviens enchantée et inspirée. Je vais vous reparler de certaines de mes découvertes dans les jours à venir (mais je ne fais pas de promesses...)

Je pense à vous!
Avec respect!
ML

samedi 9 août 2014

Partir loin

Je suis en vacances.
J'ai cru que je n'y arriverais pas.  En mai, j'ai enterré ma mère. Les mots ont disparu. J'aurais pourtant cru qu'enfin ça serait le déluge de mots, mais non... je n'avais plus envie de rien. Juste de pleurer. Pleurer parce que mon père n'était plus là pour me consoler de la perte de ma mère.
Mais il a fallut travailler, s'occuper, sourire pour que les gens ne croient pas que je fasse une dépression.
Partir loin...
Je suis en vacances... loin.
Aller loin pour pouvoir voir au loin. Plonger dans l'immensité et me rappeler que je ne suis pas seule; que mes parents sont une partie de moi qui ne s'effacera jamais et que pleurer ça fait du bien.

Oui je suis en vacances et je suis triste. Et aussi j'en profite. Partir loin pour ne pas voir l'inquiétude dans les yeux des amis... lorsque les larmes surgissent à tout instant sans crier gare. Partir loin pour pleurer... Seule.

Avec respect! ML

dimanche 27 avril 2014

W - Du Whisky et des mots

Il y a une rumeur tenace qui associe écrivain (ou artiste) et alcool (et autres substances). Comme si dans le processus de création, l'état de conscience altéré était un gage de génie. Vous savez le génie torturé... Nombre d'écrivains, poètes et dramaturges de siècles passés ont fait, si ce n'est la grande vie, du moins l'ont arrosée abondamment.

Je crois que ça allait avec l'esprit de l'époque, alors que souvent les écrits mariaient l'art, à la politique et à la critique sociale. Donc on se rencontrait, on discutait, on se chamaillait et on buvait. Je vous fais une analyse très sommaire et sûrement un peu tiré par les cheveux. Mais c'est pour faire image. Une perception ou impression ce n'est pas nécessairement la vérité.

De nos jours, la vie débridée de l'artiste n'est pas un gage de succès.  L'abus de substance, à part le mal de bloc et des écrits sans queue ni tête, ne donne rien de bien édifiant. C'est à se demander comment Rimbaud à pu écrire d'aussi jolies choses. Le mal de vivre peut-être...

Parce que ça aussi c'est un cliché qui a la couenne dure. Il faut être malheureux pour écrire. Je ne sais pas pour vous mais je ne cultive pas le malheur, ni le drame. Et lorsque ça ne va pas, ça me prend beaucoup plus d'énergie pour m'asseoir et écrire qu'à n'importe quel autre moment. Bon il est vrai que je n'écris pas, à toute heure du jour et de la nuit, frénétiquement, dans des carnets, des choses illisibles. Et que l'alcool ne vient pas calmer l'anxiété de tous ces mots (maux) qui se déversent sans fin et que je désespère de ne pouvoir écrire.

Il est là le drame. C'est vrai qu'un petit verre, ça calme le tourbillon et que, dans mon cas, ça me permet de pousser plus loin mes propres limites morales sur certains sujets. Mais ça ne fait pas partie du mode de vie systématiquement.

Il est vrai que la vie de bohème a ses attraits. Se lever à toute heure, faire la fête et trouver la phrase qui sera le symbole de toute une génération et ouvrira la porte à un tout nouveau courant littéraire ou une nouvelle philosophie, idéologie, etc.

Il m'arrivait, lorsque j'avais à peine 20 ans, d'ouvrir une bouteille de porto et de passer de longues heures à écrire. Il suffisait de savoir quand arrêter de remplir le verre pour ne pas que ça se transforme en délire. Et en même temps, je me laisserais parfois délirer lorsque j'écris. Les choses que l'on découvre, c'est fascinant.

Écrire ça prends de la discipline, mais aussi ça prend de s'ouvrir l'esprit. La voix facile se trouve au fond de la bouteille et dans la complaisance devant son propre désespoir.

Avec respect!
ML








samedi 12 avril 2014

I - D'où vient l'Inspiration?

Photo: Sølve Sundsbø
Surtout d'images et de détails. je pose beaucoup de questions lorsque j'écris et j'attends que les impressions se transforment en images qui racontent une histoire.

Je me suis montée sur Pinterest  des tableaux avec de nombreuses images qui correspondent à des ambiances ou à des personnages.

Aussi, je m'inspire très peu des gens autour de moi. Très rarement mes amis ou connaissances pourront se reconnaître dans mes histoires. À part dans mon roman pour ado Comme des lucioles dans le vent où je me suis directement inspirée d'expériences vécues par moi ou des gens dans mon entourage. Non pas que mon entourage n'a rien de croustillant à mettre dans mes romans, ce sont les situations et les sujets qui m'inspirent. Personne autour de moi ne passe la nuit à fomenter une révolution ou à consulter des spectres ou à diriger la moitié du monde connu, il y a des siècles.

J'ai une urgence d'écrire, de décrire les images qui m'habitent. Ce n'est pas toujours de tout repos lorsque les mots font défaut, car il faut attendre, être patient. Une image ou une sensation a un temps de mûrissement non-défini. Je ne peux dire si ça prends 1 moi, 1 jours, 1 an pour que le casse-tête se forme et une histoire apparaisse. J'ai un bon nombre d'histoire en train de macérer...

Dans les derniers jours, très peu de choses m'inspirent... à part peut-être de me remémorer les voix de ma mère et de mon père. D'écouter leur musique, de m'abreuver d'images, de souvenirs, de détails pour ne pas les oublier...

Avec respect!
ML

H - Écrire l'Horreur

Je n'ai jamais pensé qu'un jour j'écrirais dans le genre Horreur [et Surnaturel]. Les monstres, zombies et autres créatures cruelles ne m'inspirent pas vraiment. J'aime lire des livres d'horreur. Mais au niveau de l'écriture, ce qui me fascine c'est de mettre en opposition, la douceur et l'horreur. Des situations horrifiantes dans lesquelles mes personnages se débattent.

Où est-ce que je trouve l'inspiration? Un peu comme je disais dans l'article A - Pourquoi l'Afrique?, je me documente dans les journaux, les faits divers sur les pays en guerre et les guerres civiles; il y a en masse de quoi s'inspirer. Et j'ai un faible pour les apparitions spectrales....

Écrire des romans c'est surtout pour divertir le lecteur, mais je ne me cacherais pas que j'y ajoute une certaine critique du monde qui m'entoure. Peut-être le fais-je de façon maladroite, paternaliste et moraliste? J'essaie le moins possible...

Et plus j'écris, plus ce genre m'appelle. Pour les possibilités qu'il offre de développer des personnages complexes, horrifiants, scabreux, cruels et profondément mauvais.

Je ne suis pas une pessimiste, loin de là. Mais je crois que plus on regarde la mal en face, plus on le connaît et plus on arrive à ne plus en avoir peur et on peut enfin s'affranchir.

Avec respect!
ML

vendredi 4 avril 2014

D - La Diversité dans les livres

Diversité
Parfois je me pose la question. Comment puis-je favoriser la diversité dans mes romans? C'est une question à laquelle je suis sensible en général. Les médias, la télévision devraient être "transparents". La diversité devraient se manifester sans même que l'on ait besoin de faire remarquer qu'il "devrait y avoir plus de noirs, d'asiatiques, de latino-américains, etc."

En même temps, lorsqu'un personnage se manifeste dans une histoire, c'est une image qui se forme à mon esprit... et je suis désolée de constater que la diversité ne vient pas de soi. Dans mon roman pour adolescent, les personnages sont de jeunes québécois blancs. Je remarque aussi, que je n'ai pas envie de "décrire" la couleur de peau ou les traits ethniques des personnages. Ça sonnerait faux... J'aime la transparence et je n'ai pas de prise de position spécifique sur la question et je ne veux pas en faire.

Mais je me questionne...

Je n'oublie pas non plus que j'ai écrit un roman dont la première partie se passe en Afrique. Mais j'ai, avec beaucoup de parcimonie, décrit la couleur de peau. Je me disais qu'étant donné que nous sommes dans un pays d'Afrique noire, je n'avais pas besoin d'en rajouter. Le contexte crée l'image. Point.

Tout comme je ne décrirais pas la peau blanche, à moins peut-être d'écrire un roman érotique ou la peau et ses contrastes dicteraient une partie des descriptions.

Ce n'est donc pas simple tout ça. Je ne voudrais pas que du au fait que je sois de minorité visible, on m'impose une quelconque mission naturelle que de défendre la diversité dans mes propres romans. Si je le fais c'est parce que je le choisis. En fait, parce que les personnage l'auront choisi...

Dawara
Un mot sur le Général Jacques Dawara, un des personnages principaux de Lorsque le fond de la mer a tremblé. J'éprouve une certaine fascination à développer des personnages méchants. Le Général Dawara, n'est pas méchant. Il est opportuniste, naïf, avec un intellect limité et une vision du monde à très courte vue. Ce sont les personnages les plus complexes à écrire, parce que les lecteurs ne les aiment pas. Mais il faut arriver à écrire un personnage que les lecteurs vont aimer détester, car il sert l'histoire et crée le contraste qui fait ressortir les qualités du héros.

Le Général Dawara est inspiré de certains dictateurs africains qui ont pris le pouvoir dans les 60, alors que plusieurs pays d'Afrique s'affranchissaient de la colonisation. Cette période est une véritable mine d'or d'information sur les coups d'États, les milices, les massacres de civils, etc. Pour m'inspirer ce fut très facile. Googlez "images général africain" et vous allez comprendre ce que je veux dire.

Avec respect!
ML

PS : Cet article a été écrit sous l’influence de la bière du vendredi.
Article écrit dans le cadre du défi A to Z blogging challenge


dimanche 16 mars 2014

Écrire pour survivre à l'hiver - Défi de A à Z

Le mois d'avril est fertile en défi d'écriture. Je comprends... L'hibernation créative de mon cerveau touche à sa fin. J'ai le goût d'écrire; j'ai besoin de soleil; j'ai soif...! Il y a longtemps que je n'avais pas traversé un désert aussi aride de mots et d'images. Mais l'hiver noir touche à sa fin et je recommence à respirer.

Je me lance donc dans l'aventure du A to Z blogging challenge. Écrire un blog par jour en suivant l'alphabet. Congé les dimanches. Je l'ai fait l'an dernier sur mon blog en anglais --> Ambrozya

Cette année, je rajoute un peu de piquant et je le fais sur mes deux blogs. Évidemment, chaque blog est unique et ce n'est  pas un copié-collé traduit que je vais vous offrir.

Ici, je vais dévoiler divers aspects de mes romans à venir, de mon processus d'écriture, de ce qui m'inspire, de mes personnages, etc. Vous aurez ainsi le plaisir (enfin j'espère) de lire un blog par jour (sauf le dimanche) pour faire un peu changement de mes trop longues absences. Il parait que ce n'est pas très bon pour fidéliser des lecteurs... m'enfin...

Pour ajouter au plaisir, je me lance aussi dans l'aventure du Camp NaNoWriMo qui est moins contraignant que le NaNoWriMo de novembre dont le défi est d'écrire 50 000 mots en 1 mois. Cette fois-ci on peut se choisir un défi moins imposant en terme de mots et aussi retravailler un texte ou poursuivre un projet déjà commencé. Je n'ai pas encore déterminé mon "projet" encore, mais je sais que plusieurs attendent le Tome 2 de Lorsque le fond de la mer a tremblé (Je reçois régulièrement des messages de menaces...!). Le projet est trop avancé, mais peut-être que je pourrais terminer le Tome 3 pour pouvoir le sortir avant la fin de l'année.... À suivre!


J'aurai donc en masse de quoi m'occuper le mois prochain. Surtout n'hésitez pas à commenter ou à cocher la case "intéressant" à la fin de chaque article. :)

Avec respect!
ML






mercredi 8 janvier 2014

En ce début d'année...

Tous mes meilleurs vœux pour une année remplie de lumière, d'abondance et d'inspiration.

Cette année, au niveau de l'écriture :
- Je compléterai, la série Lorsque le fond de la mer a tremblé
- Je publierai un roman en anglais
- Je terminerai l'écriture du recueil de nouvelles
- Je soumettrai à des éditeurs mon roman pour adolescents Comme des lucioles dans le vent
- Et je me laisserai porter par l'inspiration.

Je débute aussi l'année, le cœur triste. Mon père est décédé tout juste avant Noël. D'où mon absence sur les réseaux durant les fêtes, alors que je me promettais de prendre de l'avance et d'interagir avec vous.
C'est mon père qui a nourrit, enfant, mon imaginaire en m'achetant des livres et des livres et me racontant de nombreuses histoires. D'ailleurs, j'ai quelque part gribouillé l'idée d'un livre de contes, avec sorcières, dragons, etc., inspiré par ces histoires. Pour plus tard...

Avec respect!
ML


dimanche 15 décembre 2013

Et puis le NaNoWriMo?

Quelle aventure que le NaNoWriMo! J'ai écrit 21 000 mots. Ce qui est pas mal dans le contexte.
Le NaNoWriMo pour moi c'est une session intensive de boxe contre moi-même et les différentes circonstances de ma vie.

Décider d'écrire c'est renouveler son engagement à tous les jours. À chaque matin, l'agenda me rappelle que c'est complètement fou; qu'il faut dormir aussi. Que le loyer et l'épicerie ça se paye et qu'habiller les enfants ce n'est pas une théorie.

Alors je travaille et je fais tout ce qu'il faut pour "vivre" la vie et être responsable de tout ce que ça comporte d'être une mère, une travailleuse, une citoyenne, etc. 

Et il y a le rêve. Les rêves. 

Les rêves se confrontent aux circonstances de la vie et sont portés par l'engagement que nous avons à vouloir les accomplir. Et évidemment, lorsque je décide de faire quelque chose ça ressemble à une conspiration, il arrive toutes sortes de choses qui m'empêchent de faire ce que je veux. Je ne peux pas dire non parce que ce sont des engagements et responsabilités que j'ai que je ne peux pas juste tasser du revers de la main.

Mais je ne suis pas du genre à me trouver des excuses. Si je regarde réellement, je m'aperçois que tout ça, ce n'est que l'écho de ma peur. Ma peur de ne pas y arriver, de ne pas réaliser mes rêves. Alors quelle excellente excuse que "j'ai des responsabilités!" Et je n'ai même pas besoin de me forcer pour en trouver des excuses, les gens autour de moi m'excusent d'eux-même : "Avec les enfants, le travail et tout ce que tu fais je ne sais pas comment tu y arrives!"

Je n'y arrive pas! Ah! Ah! Ah!Ah! Ah! Et c'est la beauté de la chose. Si les rêves étaient si faciles à réaliser, quel serait le réel accomplissement? 

Alors je déclare le NaNoWriMo 2013 complet. Dans l'échelle des actions menant à mon rêve d'être une écrivaine prolifique, j'ai monté une nouvelle marche.

À l'année prochaine!
Avec respect!
ML



mercredi 7 août 2013

Aujourd'hui j'écoute

Ne pas parler. Simplement écouter.

Parce que lorsque l'on écoute vraiment, on entend tout. L'angoisse qui imprègne l'air autour de nous et nous colle à la peau. Malgré le vent d'été et les vacances.

J'avais lu quelque part, il y a longtemps, Stephen King qui disait que pour sublimer ses peurs, il les racontait dans ses livres (traduction ad lib d'un souvenir.) C'est ce que ça disait dans l'essence.


Il y a un bout de vacances que je trouve particulièrement difficile cette année. La mort.

Je sais j'ai écrit un billet là-dessus, il y a 2 semaines (ici). Mais, elle est encore là, tout près. Le fils d'un ami. 7 ans. Je vous épargne les détails, mais il y avait déjà des ennuis de santé et l'engagement exemplaire de ses parents pour que sa vie soit confortable et animée. Je garde de mes quelques rencontres avec lui, des sourires lumineux et un fou rire inaltérable. Ciao bonhomme...

C'est le deuxième enfant qui décède autour de moi dans les 2 dernières années. Ça m'attriste profondément. Moi qui arrive à peine à rester zen quand un de mes enfants rentre plus tard que prévu (et ce sont des jeunes adultes imaginez!!)


J'écris pour ne pas tout garder en dedans. Les images qui me réveillent la nuit. Les articles de journaux qui m'indignent (je ne lis plus le journal, ni ne regarde les nouvelles depuis de nombreuses années). Dans l'air ambiant il y a les non-dits, les relents de conversation qui restent en suspension. Je ne raconte pas la mort d'enfants. Ce n'est pas ce qui me fait peur. Ce qui m'angoisse, c'est de les laisser orphelins...

C'est intime l'écriture. Vous souhaitez entrer dans la tête du lecteur, le faire vibrer d'une émotion à l'autre, mais à vrai dire, c'est lui le voyeur qui s'incruste dans les moindres recoins de votre psyché.

Aujourd'hui j'écoute. La ville est remplie de sirènes. D'urgence. Les voisins crient. L'air est électrique.

Et j'écris aussi...

lundi 8 juillet 2013

#Camp NaNoWriMo - mise à jour

Bon, la fin de semaine a été profitable. J'ai pu écrire quelques heures... durant la nuit de samedi à dimanche.

Dimanche n'a pas été très prolifique. Au café où j'écris, parfois il y a un pianiste live. Il me tape sur les nerfs. Je pense que c'est simplement à cause du répertoire. Il joue la mélodie de Cendrillon. Un jour mon prince viendra
Ça me bloque littéralement. Je suis certaine que je peux écrire n'importe où, peu importe le bruit. Mais en fin de semaine, j'ai finalement mis le doigt sur la raison qui faisait qu'à d'autres moments, je me sauvais de cet endroit pour aller écrire ailleurs.

M'enfin...

10 652/50 000 mots

Avec respect!
ML