Oui lèzaléas...
La fin de l'année 2016 s'annonçait époustouflante après mes deux années de quasi-retraite. J'allais débuter l'année 2017 avec un élan renouvelé.
Et j'ai eu un accident. Un chute de cheval (oui le magnifique cheval sur la photo) qui a paralysé mon bras droit durant des semaines. C'est la première journée aujourd'hui où je peux enfin m'asseoir et écrire. Je ne peux toujours pas écrire longuement au stylo, mais à l'ordi ça va.
Ainsi, tous les beaux projets de livres sont repoussés dans le temps. Je vise donc le mois de février pour la publication du Tome 2 de Lorsque le fond de la mer a tremblé.
J'ai hâte, je suis nerveuse. Et je me dis que c'est de ça que ma vie a l'air. Je dois composer avec les aléas de la vie, les circonstances, ce sur quoi je n'ai aucun contrôle. Et c'est parfait. Durant les dernières semaines, j'ai pris le temps d'écouter, de respirer et de me laisser inspirer. Il y a de nouvelles idées qui pointent dans mon deuxième cerveau et ça m'excite.
Je vous souhaite une excellente année 2017, lumineuse et incroyable AVEC ses surprises et ses aléas.
Avec respect!
ML
Pensées, reflets d'âmes emprisonnées entre l'ici et l'au-delà, murmures captés dans les égrégores anciens et nouveaux. Mots. Je marche sur le mince fil entre l'ombre et la lumière. Lumière éblouissante dans vos ténèbres. Ombre dans le jour éclatant. Je suis celle qui écoute les murmures du vent et les voix qui hurlent dans la tempête. Celle, qui des larmes, fabrique des colliers de mots et les raconte. Je suis celle qui apprend et s'inspire des êtres dont elle croise la route.
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lundi 16 janvier 2017
Lèzaléas
Libellés :
acceptation de soi,
apprentissage,
compassion,
découverte,
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écouter,
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idées,
inspiration,
intention,
Lorsque le fond de la mer a tremblé,
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Tranche de cake,
vivre
lundi 20 janvier 2014
Dans ces années-là
À cette enfant qui a pleuré dans mes bras
Ça se passait dans ces années-là. Personne ne posait de question, mais beaucoup jasait... Jamais elle n'aurait osé dire un seul mot pour troubler la paix.
Seule. Elle endurait.
Le sourire fragile des enfants maltraités est une gifle cruelle, nous forçant à baisser les yeux ou à rugir.
Seuls très souvent, ils se sont protégés et ont protégé leur bourreau. Encore aujourd'hui, ils gardent le silence, sur ces années-là.
"Tout le monde mange une fessée, une fois de temps en temps!"
Et lorsque les coups se multiplient et qu'il n'y a jamais de caresse? Et lorsque les coups s'accompagnent d'insultes?
"Il ne faut pas remuer le passé!"
Et alors que les nuits sans sommeil s'accumulent; que l'envie de silence se fait de plus en plus en plus pressante et que le désir de fuir leur brûle l'âme... encore, ils restent pour s'occuper de leurs parents rendus vieux.
Parce qu'ils sont forts et qu'on ne saura jamais ce qu'ils ont enduré. Mais ils sont là autour de nous et ils se reconnaissent entre eux. Il y a un éclat trouble dans leur regard; leur rire est plus profond... parce que durant ces années-là, ils ont appris que chaque moment de joie est précieux, parce qu'il risque de ne pas revenir.
Avec respect!
ML
mercredi 7 août 2013
Aujourd'hui j'écoute
Ne pas parler. Simplement écouter.
Parce que lorsque l'on écoute vraiment, on entend tout. L'angoisse qui imprègne l'air autour de nous et nous colle à la peau. Malgré le vent d'été et les vacances.
J'avais lu quelque part, il y a longtemps, Stephen King qui disait que pour sublimer ses peurs, il les racontait dans ses livres (traduction ad lib d'un souvenir.) C'est ce que ça disait dans l'essence.
J'écris pour ne pas tout garder en dedans. Les images qui me réveillent la nuit. Les articles de journaux qui m'indignent (je ne lis plus le journal, ni ne regarde les nouvelles depuis de nombreuses années). Dans l'air ambiant il y a les non-dits, les relents de conversation qui restent en suspension. Je ne raconte pas la mort d'enfants. Ce n'est pas ce qui me fait peur. Ce qui m'angoisse, c'est de les laisser orphelins...
C'est intime l'écriture. Vous souhaitez entrer dans la tête du lecteur, le faire vibrer d'une émotion à l'autre, mais à vrai dire, c'est lui le voyeur qui s'incruste dans les moindres recoins de votre psyché.
Aujourd'hui j'écoute. La ville est remplie de sirènes. D'urgence. Les voisins crient. L'air est électrique.
Et j'écris aussi...
Parce que lorsque l'on écoute vraiment, on entend tout. L'angoisse qui imprègne l'air autour de nous et nous colle à la peau. Malgré le vent d'été et les vacances.
J'avais lu quelque part, il y a longtemps, Stephen King qui disait que pour sublimer ses peurs, il les racontait dans ses livres (traduction ad lib d'un souvenir.) C'est ce que ça disait dans l'essence.
Il y a un bout de vacances que je trouve particulièrement difficile cette année. La mort.
Je sais j'ai écrit un billet là-dessus, il y a 2 semaines (ici). Mais, elle est encore là, tout près. Le fils d'un ami. 7 ans. Je vous épargne les détails, mais il y avait déjà des ennuis de santé et l'engagement exemplaire de ses parents pour que sa vie soit confortable et animée. Je garde de mes quelques rencontres avec lui, des sourires lumineux et un fou rire inaltérable. Ciao bonhomme...
C'est le deuxième enfant qui décède autour de moi dans les 2 dernières années. Ça m'attriste profondément. Moi qui arrive à peine à rester zen quand un de mes enfants rentre plus tard que prévu (et ce sont des jeunes adultes imaginez!!)
J'écris pour ne pas tout garder en dedans. Les images qui me réveillent la nuit. Les articles de journaux qui m'indignent (je ne lis plus le journal, ni ne regarde les nouvelles depuis de nombreuses années). Dans l'air ambiant il y a les non-dits, les relents de conversation qui restent en suspension. Je ne raconte pas la mort d'enfants. Ce n'est pas ce qui me fait peur. Ce qui m'angoisse, c'est de les laisser orphelins...
C'est intime l'écriture. Vous souhaitez entrer dans la tête du lecteur, le faire vibrer d'une émotion à l'autre, mais à vrai dire, c'est lui le voyeur qui s'incruste dans les moindres recoins de votre psyché.
Aujourd'hui j'écoute. La ville est remplie de sirènes. D'urgence. Les voisins crient. L'air est électrique.
Et j'écris aussi...
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