Pensées, reflets d'âmes emprisonnées entre l'ici et l'au-delà, murmures captés dans les égrégores anciens et nouveaux. Mots. Je marche sur le mince fil entre l'ombre et la lumière. Lumière éblouissante dans vos ténèbres. Ombre dans le jour éclatant. Je suis celle qui écoute les murmures du vent et les voix qui hurlent dans la tempête. Celle, qui des larmes, fabrique des colliers de mots et les raconte. Je suis celle qui apprend et s'inspire des êtres dont elle croise la route.
jeudi 20 juillet 2017
Nouvelle parution : Un élan vers soi, poésies choisies
J'avais envie de me faire plaisir. Il y a longtemps que j'écris de la poésie et ce recueil est une fenêtre ouverte sur cette forme d'expression la plus intime qui soit. Des images s'éveillent à l'esprit comme des bulles de rêves, laissant pourtant des sensations floues au coeur de soi.
Le livre est donc disponible en format électronique et papier sur Amazon
Pour des exemplaires signés envoyer un couriel à marielaure_auteur@yahoo.ca
Merci! Avec respect!
ML
lundi 26 septembre 2016
Le plaisir de créer
Lorsque je trouve une idée, il y en a cent autres qui surgissent et qui sont encore meilleures (ou pires). Mais c'est ce que j'aime le plus dans l'étape de la production : créer la page couverture. Ça vient chercher l'artiste en moi. Et le bonheur s'ajoute, lorsque ma fille, qui est designer d'intérieur et qui a une âme d'artiste, prends mes idées, mes demi-mots, mes "mmmm me semble que ça ressemble à...", "...et si on tournait ça de même pour donner le feeling de..." et qui traduit mon langage des signes en quelque chose de vibrant, de parlant et de puissant dans mon imaginaire.
Lorsque nous avons conçu la page couverture du Tome II de Lorsque le fond de la mer a tremblé voici ce que je lui ai envoyé, en plein milieu de la nuit, avec un message qui disait, je veux que ça ait l'air de quelque chose comme ça :
Dites-vous que je me suis levée en pleine nuit et que j'ai fait ce dessin dans Paint avec mon doigt... Et vous pouvez voir juste à gauche de l'article ce que c'est devenu. Elle a simplement pris le dessin, a nettoyé les tracés et a ajouté de la texture. Si vous regardez de plus près, vous verrez l'effet d'eau qu'il y a dans les pétales. La consigne ressemblait à : il y a de la paix, l'eau est l'élément central, c'est émotif, et bla bla bla.
Vous pouvez aussi voir la page couverture du Tome I qui elle est éclatante, enflammée, vibrante, comme une éclaboussure de sang.
Cette fois-ci, je lui ai donné un croquis fait à la mine... nous verrons bien ce qui en ressortira.
Ainsi, ces jours-ci j'ai l'air d'une enfant à qui on a donné la permission de dépenser un gros sous dans un magasin de bonbons. J'ai hâte de vous montrer. Je vais faire un dévoilement de la page couverture dans 10-15 jours. Peut-être avant... qui sait.
Avec respect!
ML
mardi 20 septembre 2016
La poésie et moi
Dans ma courte biographie, que vous pouvez trouver sur cette page, je raconte comment enfant, j'ai été touché par la poésie. À travers les années, je suis toujours retourné à cette forme d'expression lorsque j'avais besoin de réconfort, ou encore pour mettre des mots sur des émotions.
J'ai donc décidé de mettre en forme un recueil de poésies choisies que j'ai écrites au fil des ans. Certaines pièces ont cette naïveté juvénile de mes vingt ans et d'autres témoignent d'une exploration continue de sensations, d'observations et d'éclats émotifs.
Ainsi, vers la fin du mois d'octobre vous verrez apparaître ce recueil sur mes tablettes et peut-être les vôtres (sourire et gratitude infinie). Il y en aura un en anglais aussi.
Avec respect!
ML
lundi 20 janvier 2014
Dans ces années-là
À cette enfant qui a pleuré dans mes bras
Ça se passait dans ces années-là. Personne ne posait de question, mais beaucoup jasait... Jamais elle n'aurait osé dire un seul mot pour troubler la paix.
Seule. Elle endurait.
Le sourire fragile des enfants maltraités est une gifle cruelle, nous forçant à baisser les yeux ou à rugir.
Seuls très souvent, ils se sont protégés et ont protégé leur bourreau. Encore aujourd'hui, ils gardent le silence, sur ces années-là.
"Tout le monde mange une fessée, une fois de temps en temps!"
Et lorsque les coups se multiplient et qu'il n'y a jamais de caresse? Et lorsque les coups s'accompagnent d'insultes?
"Il ne faut pas remuer le passé!"
Et alors que les nuits sans sommeil s'accumulent; que l'envie de silence se fait de plus en plus en plus pressante et que le désir de fuir leur brûle l'âme... encore, ils restent pour s'occuper de leurs parents rendus vieux.
Parce qu'ils sont forts et qu'on ne saura jamais ce qu'ils ont enduré. Mais ils sont là autour de nous et ils se reconnaissent entre eux. Il y a un éclat trouble dans leur regard; leur rire est plus profond... parce que durant ces années-là, ils ont appris que chaque moment de joie est précieux, parce qu'il risque de ne pas revenir.
Avec respect!
ML
lundi 20 décembre 2010
Ça fait presqu'un an déjà... Haïti
À tous ceux que j'aime, à la mémoire des morts et à la gloire des vivants.
Marie, Haïti et le coiffeur - Version courte
envoyé par Benboubakeur. - Regardez plus de films, séries et bandes annonces.
samedi 1 mai 2010
Je n’ai pas pleuré
De mes yeux s’écoule la mer tranquille
Debout sur les quais, aux abords de l’île
Au loin, là-bas, la rumeur de la ville
Mais taisez-vous! Qu’explose enfin le silence!
Et que puissent vivre les rires de l’enfance
Loin, très loin de la souffrance…
Je n’ai pas pleuré les coups, les supplices
Enduré des jours l’humiliation, les sévices
Je n’ai pas pleuré…
De mes yeux s’écoule la mer tranquille
Anonyme dans les rues de la ville
Cette froideur qui doucement m’annihile
J’ai refusé l’ombre, ai marché en plein soleil
Vaincu la mort et ses nombreux sommeils
Je n’ai pas pleuréjeudi 1 avril 2010
C'est envoyé!
J'aime ça faire ça! Je commence à aimer de faire lire mes choses et d'avoir du feed-back. Vivement la fin de semaine de quatre jours pour terminer des nouvelles et avancer le roman!!
mercredi 3 octobre 2007
Disgression
Bon comme c'est mon blog, je me permet de faire une disgression. J'écris à temps perdu des poèmes et dans les derniers mois, j'en ai écrit plusieurs en anglais. En voici un. Peu importe comment je le regarde, je n'arrive pas à le traduire, il perd de sa saveur.
Pour ceux qui se demande pourquoi diable j'écrirais en anglais? Disons que c'est un autre côté de moi qui se manifeste. Un côté plus sombre, parfois sanglant, morbide et cynique, avec lequel je me réconcilie et qui commence à transparaître, même en français. Tranquillement je vous amènerai à cet aspect de mon monde intérieur qui est diamétralement opposé à l'image que je projète en général.
Once in my garden
I whisper your name in cold fog
Once there was warmth in it
Once there was meaning in it
Soul wandering in desert lands
Planting seeds
Seeking ardent embrace
From hands growing in frozen soil
Fingers cut in icy wind
Spinning in the winter breeze
Tears flooding in a vain attempt
To wake lust in them again
I carve your name in my dead flesh
Once blood flown in it
Once a heart beat in it
Naked I stand above crowd rumours
Exposed to lies, wounds and cuts
Bushes of thorns growing on my path
Poisoning my heart with sharp words
In the desert land of my soul
You died on a sunny day
I now walk the arctic night
Blind
I whisper your name one last time
Once there was light in it
Once there was life in it
I erase your name in spring season
As new hands grow in my garden
Unknown sensations on glowing skin
Awaking
Legs and arms whispering new names
On fresh earth growing fame
Memories fading at sunrise
To let you die once again
samedi 15 septembre 2007
À l'aurore
Baiser lointain d’un destin voilé de charme
Un éclat de douleur poussiéreux de silence
Qui transperce le jour de torride violence
Émergeant du néant, inondée de splendeur
Mon âme s’enchaîne à la lueur de l’ombre
Qui sur elle s’est affligée de funèbre noirceur
Vacarme d’un souvenir ensevelit dans sa tombe
La Belle dans son voile aux soupirs anonymes
Abandonnée à l’aurore dans l’alcôve intime
Âme errante dans les couloirs de l’infini
S’abreuvant à la source, au vin de l’oubli
dimanche 9 septembre 2007
Je n’ai pas pleuré
Debout sur les quais, aux abords de l’île
Au loin, là-bas, la rumeur de la ville
Mais taisez-vous! Qu’explose enfin le silence!
Et que puissent vivre les rires de l’enfance
Loin, très loin de la souffrance…
Je n’ai pas pleuré les coups, les supplices
Enduré des jours l’humiliation, les sévices
Je n’ai pas pleuré…
De mes yeux s’écoule la mer tranquille
Anonyme dans les rues de la ville
Cette froideur qui doucement m’annihile
J’ai refusé l’ombre, ai marché en plein soleil
Vaincu la mort et ses nombreux sommeils
Je n’ai pas pleuré

