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mardi 13 septembre 2016

En avant toute!

Cest lorsque je reviens sur mon blogue que je réalise que je passe beaucoup de temps à me préparer à être prête.

J'évite de parler des projets en cours juste au cas où je ne les réalise pas, où bien que je laisse tomber en cours de route parce que la vie...

Je me souviens lorsque j'ai démarré mon blogue il y a plusieurs années, je voulais partager des écrits, des pensées, des poèmes, ainsi que des perles de mon processus d'écriture. Il y a eu des succès, des abandons, des nouveaux départs et de la détermination malgré tout.

Dernièrement, j'ai ressenti le désir de partager, de parler aux gens, de savoir ce qui les intéressent et de partager ce qui m'intéresse. ET quand ce désir la surgit jai la fâcheuse tendence à me retirer dans ma caverne, vouloir être invisible tout d'un coup. Parce qu'attirer l'attention ça veut dire du troubel, ça veut dire avoir gérer des suites, des nouvelles conversations et accueillir des gens.

Pour tant j'aime ça!

Mon partenaire d'écriture ma dit ; Throw all the fucks by the window. Then you will have no more fuck to give.

Bon, je ne suis pas dans une philosophie de je m'en fous, par contre, je comprends que je donne beaucoup trop d'attention à ce qui va possiblement arriver ou ce que les gens vont penser.

Je ne me fous pas de ce que les gens vont penser, mais est-ce que c'est réellement si important? Si moi ça me fait plaisir dans ma vie. Si mon envie de contribuer, de faire rire, de faire peur, de divertir à travers mes livres est ce qui me nourrit? Alors qu'est-ce qui m'arrête?

TOUT doit être prêt avant que je commence. Et comme tout n'est jamais toujours prêt et que certaines choses ne peuvent arriver qu'en second lieu, et bien, je ne fais rien.

Alors aujourd'hui, je regarde en bas, je ne vois pas le fond du précipice et en descendant je trouverai mes ailes ou j'atterrirai sur mes pattes comme un chat. Et si je me casse le cou et bien au moins la chute aura été tripante!

Avec respect!
ML






jeudi 22 octobre 2015

Écrire au Stanley hôtel - jour 1

Je me suis levée ce matin dans Estes Park au Colorado avec cette jolie neige.

Je n'aime pas particulièrement l'hiver, mais dans les montagnes ça résonne avec une envie profonde de paix et de silence. La nature l'hiver est silencieuse, contrairement au boucan du vent dans les feuilles, l'été.

Je me sens en hiver perpétuel depuis deux ans presque. J'attends avec impatience cette énergie ou se ralentissement d'énergie qui nous pousse à chercher les endroits chauds, enveloppants, rassurants.

Je me retrouve donc au Colorado pour cette fameuse retraite d'écriture au Stanley hôtel. Pour la petite histoire, le Stanley hôtel est le lieu où Stephen King a eu l'idée de The Shinning. Un hôtel qui pullule de revenants...

Ainsi donc, j'ai du temps pour écrire; pour respirer l'air des montagnes; me faire des peurs dans les coins sombres de l'hôtel; participer à un souper meurtre et mystère et me déguiser pour le Shinning ball.

Mais j'ai surtout du temps pour créer de l'équilibre. J'ai mis en branle plusieurs projets et je n'ai pas encore toute l'énergie nécessaire pour les accomplir. J'ai donc du temps pour faire des plans, des échéanciers réalistes et nourrir ma muse, que j'ai négligé beaucoup ces derniers mois.

Ma plume a besoin de liberté, de perspective, de grand air, mais aussi de profondeur, de méditation et d'enveloppement dans une doudou devant le feu.

Merci pour les flocons, pour la montagne et le temps passé avec d'autres passionnés d'écriture!

Avec respect!
ML

samedi 9 août 2014

Partir loin

Je suis en vacances.
J'ai cru que je n'y arriverais pas.  En mai, j'ai enterré ma mère. Les mots ont disparu. J'aurais pourtant cru qu'enfin ça serait le déluge de mots, mais non... je n'avais plus envie de rien. Juste de pleurer. Pleurer parce que mon père n'était plus là pour me consoler de la perte de ma mère.
Mais il a fallut travailler, s'occuper, sourire pour que les gens ne croient pas que je fasse une dépression.
Partir loin...
Je suis en vacances... loin.
Aller loin pour pouvoir voir au loin. Plonger dans l'immensité et me rappeler que je ne suis pas seule; que mes parents sont une partie de moi qui ne s'effacera jamais et que pleurer ça fait du bien.

Oui je suis en vacances et je suis triste. Et aussi j'en profite. Partir loin pour ne pas voir l'inquiétude dans les yeux des amis... lorsque les larmes surgissent à tout instant sans crier gare. Partir loin pour pleurer... Seule.

Avec respect! ML