Pensées, reflets d'âmes emprisonnées entre l'ici et l'au-delà, murmures captés dans les égrégores anciens et nouveaux. Mots. Je marche sur le mince fil entre l'ombre et la lumière. Lumière éblouissante dans vos ténèbres. Ombre dans le jour éclatant. Je suis celle qui écoute les murmures du vent et les voix qui hurlent dans la tempête. Celle, qui des larmes, fabrique des colliers de mots et les raconte. Je suis celle qui apprend et s'inspire des êtres dont elle croise la route.
jeudi 22 octobre 2015
Écrire au Stanley hôtel - jour 1
Je n'aime pas particulièrement l'hiver, mais dans les montagnes ça résonne avec une envie profonde de paix et de silence. La nature l'hiver est silencieuse, contrairement au boucan du vent dans les feuilles, l'été.
Je me sens en hiver perpétuel depuis deux ans presque. J'attends avec impatience cette énergie ou se ralentissement d'énergie qui nous pousse à chercher les endroits chauds, enveloppants, rassurants.
Je me retrouve donc au Colorado pour cette fameuse retraite d'écriture au Stanley hôtel. Pour la petite histoire, le Stanley hôtel est le lieu où Stephen King a eu l'idée de The Shinning. Un hôtel qui pullule de revenants...
Ainsi donc, j'ai du temps pour écrire; pour respirer l'air des montagnes; me faire des peurs dans les coins sombres de l'hôtel; participer à un souper meurtre et mystère et me déguiser pour le Shinning ball.
Mais j'ai surtout du temps pour créer de l'équilibre. J'ai mis en branle plusieurs projets et je n'ai pas encore toute l'énergie nécessaire pour les accomplir. J'ai donc du temps pour faire des plans, des échéanciers réalistes et nourrir ma muse, que j'ai négligé beaucoup ces derniers mois.
Ma plume a besoin de liberté, de perspective, de grand air, mais aussi de profondeur, de méditation et d'enveloppement dans une doudou devant le feu.
Merci pour les flocons, pour la montagne et le temps passé avec d'autres passionnés d'écriture!
Avec respect!
ML
mercredi 3 juillet 2013
Mettre le feu - Camp NaNoWriMo
Je ne suis pas pyromane. Même si je suis hypnotisée par les nuances de la chaleur dans la braise d'un feu de foyer.
En fait ce que je veux dire c'est que cette fois-ci, le défi d'écriture du Camp NaNoWriMo réveille en moi des délires psychotiques.
Un peu comme ce personnage de films de camping qui vire fou et dont on raconte l'histoire autour du feu de camp pour effrayer les adultes comme les enfants.
L'intention est de travailler sur "Les chaînes". Ce que j'ai fait. Mais j'ai aussi "La mer tremble 2" qui a besoin d'un peu d'attention et j'ai une nouvelle histoire dont j'ai commencé la recherche et qui me titille dangereusement les neurones. Si je pouvais me multiplier, je le ferais.
Je ferais tout en même temps, je travaillerais sur tout en même temps et je manquerais de temps pour tout accomplir....
Après trois jours j'ai arrêté de résister et j'ai allumé tous les feux! OUI!
Chaque jour je fais une petite danse tribale; je chante quelques chansons et je dors à la belle étoile. And I'm having a blast!!! Pourquoi se priver?
Je ne suis jamais allée en colonie de vacances et d'après ce que mes enfants m'en ont dit c'est l'orgie d'activités de toutes sortes. C'est donc comme cela que je veux vivre mon Camp NaNoWriMo : une foule d'activité pour nourrir toute l'énergie que j'ai. Ça devrait calmer la psychose...
Pour la photo... Le minuscule point blanc c'est Saturne. J'ai eu le plaisir de visiter un club d'astronomie et leur observatoire et on pouvait voir Saturne. Lorsque l'on agrandit l'image un peu, on voit les anneaux.
Enfin, c'est ce que je fais à mon camp :)
# mots : 4173/50 000
Avec respect!
ML
dimanche 2 juin 2013
De façon subtile...
Quand je passe beaucoup de temps sur les détails, c'est parce que je suis insatisfaite. J'ai osé me poser la question sur ce qui causait cette insatisfaction. Il manque des morceaux pour que ça soit cohérent, selon moi. De simples détails dans le contenu (et non le contenant) qui font toute une différence. Alors je viens de passer une nuit à ajouter ces morceaux. Le sentiment d'insatisfaction se dissipe à toute vitesse.
Maintenant tout ce qui reste c'est le trac, mais ça je suppose que j'arriverai à le gérer.
Avec respect!
ML
vendredi 24 mai 2013
Décrocher la lune
mercredi 15 mai 2013
Urgence
Je crache des mots à me faire désenfler le cerveau. Je vomis des mots à me vider de ma colère et mon impuissance.
Écrire compulsivement c'est hurler sa faim.
Avec respect!
ML
jeudi 14 mars 2013
La flamme qui ne s'éteint pas
Je me suis remise à souffler sur la braise pour raviver le feu.
Je rêve encore.
Date de publication : 31 mars
Avec respect et amour!
A.
lundi 31 décembre 2012
Bonne fin, bon début
Je vous souhaite pour 2013 des journées complètes qui permettront de créer de nouvelles journées à la hauteur de votre grandeur.
Avec respect et amour!
A.
vendredi 30 novembre 2012
lundi 26 novembre 2012
NaNoWriMo, les derniers jours
1 - Satisfaction: pour ce qui a été fait, le processus et toutes les découvertes sur moi-même et sur ce que je peux accomplir
2 - Tristesse: toute l'action, les tempêtes, la création, la re-création, l'abandon des premières idées, l'ajout de nouvelles idées, changer de direction, être en expansion constante, etc, tout ça se termine.
Aujourd'hui, je regarde les cinq derniers jours du NaNoWriMo et il y a un troisième sentiment présent :
Un nouvel espace pour créer
Il ne m'est jamais venu à l'esprit que lorsque je termine quelque chose, il y a un espace qui s'ouvre pour créer à nouveau. C'est différent de terminer quelque chose et puis de se précipiter pour trouver quelque chose d'autre ou de prendre la prochaine bonne occasion, que de vraiment se rendre compte que, dans cet espace libre, je peux créer ce que je veux. Ce n'est peut-être pas l'opportunité la plus marquante, mais ce peut vraiment être une création pure, créée à partir de ce qui compte pour moi.
Je ne sais pas encore ce que ce sera.
Déjà quelques opportunités frappent à ma porte; nouveaux projets, amusants et excitants. Mais avant de créer quelque chose de nouveau et choisir de le faire. Je vais attendre de compléter le projet actuel, d'être pleinement présente à la satisfaction de ce qui a été accompli. Il est toujours important de célébrer et de reconnaître ce qui a été fait, créé, même si cela ne ressemble pas à ce que nous avions pensé dès le début.
C'est donc le dernier sprint du NaNoWriMo. J'en suis à écrire 3000 mots par jour pour compléter le défi du nombre de mots. Mais je peux me réjouir déjà que si j'y arrive ou pas, juste le fait d'avoir partagé le défi avec ma fille, ça en a valu la peine.
Avec beaucoup de respect et d'amour!
A.
mardi 13 novembre 2012
NaNoWriMo - Jour 13
Ah oui et comme j'ai peur de me perdre dans mon histoire, je n'ose pas laisser en plan ce que j'ai déjà écrit pour aller écrire cette fameuse scène de meurtre.
Alors, qu'est-ce que je fais, avant de mourir d'ennui dans un complot aussi évident que le soleil en plein jour?
Je continue d'écrire. C'est tout ce qu'il y a à faire. Écrire, écrire, écrire.
Pour suivre mon compte de mots, j'ai inséré, dans la colonne de droite du blogue, une image qui se met à jour en même temps que je mets à jour mon compte de mots sur mon profil nanowrimo.
Avec respect!
A.
lundi 5 novembre 2012
NaNoWriMo - Jour 5
Je vous ai dit n'est-ce pas que je travaillais sur un roman policier qui se passe en 1860-70. Je pense que la partie historique est un défi plus grand que je ne le pensais. Surtout au niveau de la vie quotidienne des personnages et des relations entre eux.
Enfin, je continue d'écrire et j'ai quelques idées qui émergent pour donner une direction à tout ça. Le but cette année est d'explorer comment monter une intrigue sans me perdre dans les indices, les preuves, les suspects et garder le tout cohérent. Je devrai choisir à un certain moment si je garde le lecteur dans le brouillard jusqu'à la fin ou bien si je lui donne des indices assez d'avance pour qu'il décortique l'intrigue par lui-même et découvre le meurtrier.
À suivre!
Nombre de mots après 4 jours : 6 836/50 000
Aujourd'hui jour 5, j'écris en soirée. Pour voir la mise à jour en continu voir mon profil NaNoWriMo : AMBROZYA
Avec respect!
A.
mardi 23 octobre 2012
Comment arrêter de jouer en 3 étapes faciles
Plus rien...
Je pense même que j'ai développé une stratégie en terme de temps, de ressources et de "reality check" pour savoir si c'était réellement possible d'y arriver pour respecter les échéances de dépôt pour les concours. Et puis?
Plus rien...
J'ai une lectrice/correctrice. Je lui ai demandé de lire un petit texte et me dire ce qu'elle en pense. Je lui ai partagé mon idée de concours et elle trouvais ça intéressant. Et puis?
Plus rien...
Ce n'est pas que je ne sais pas quoi faire pour accomplir mes projets ou idées. 1) Dire oui. 2)Planifier 3)Trouvez les ressources pour me soutenir. Je sais que c'est plus complexe que ça, mais ça vous donne une idée. Alors comment ce fait-il qu'il ne se passe rien?
Je suis PARESSEUSE. Je ne veux pas faire d'efforts! Et c'est là que tout se termine. Je me rends jusqu'à la dernière chose que je peux faire sans trop me mouiller et quand c'est le temps d'amener ça "out there", dans le monde, de le partager, je m'arrête. Finis le jeu.
1)Je me dis que je ne suis pas assez bonne (difficile s'en débarrasser!)
2)Je me remets à y penser pour être certaine que je n'ai rien oublié (sur-planification)
3)Le temps avance et je me résigne à ne rien faire finalement, parce que je n'ai plus le temps
Wow!Parlez-moi d’auto-sabotage en règle!
J'aime jouer virtuellement. Jouer dans la vraie vie ça me terrifie. Tant que je reste dans mon cercle sécuritaire ça va bien. Ici je ne parle que d'écriture. Je suis très prolifique en idées et je pourrais participer à 10 concours par années si je me donnais un coup de pied dans le derrière.
Que faire? Si je suis inspirée, enthousiaste et que l'idée allume mes cellules pourquoi ne pas me lancer à l'eau, pleinement, sans retenue? La vie c'est maintenant! (J'ai lu ça sur un t-shirt!)
Alors GO! Qu'est-ce que j'attends? Je peux vous promettre que je vais participer à un concours d'ici la fin du mois d'octobre. Quand j'appuierai sur "envoyer" pour faire parvenir mon texte, je vous le ferai savoir.
Je n'arrêterai pas de jouer. Je suis rendue à la prochaine marche et je la trouve haute. Mais bon c'est juste là où je suis rendue. Ce n'est pas la fin de l'aventure.
Avec respect!
A.
mercredi 17 octobre 2012
Écrire le plus vite possible sans penser
C'est, de façon très succincte, une manière d'expliquer l'écriture automatique. Je suis certaine que c'est plus complexe et qu'il y a surement d'éminents spécialistes qui pourront vous expliquer le procédé, le processus et la finalité d'un tel exercice. De mon côté, je le fais et ça fonctionne pour moi, pour simplement garder ouvert le fil continu de ma créativité.
J'aime dire que souvent j'écris de la "bouette". Dans le sens de suivre un filon qui semble prometteur pour me rendre compte après une dizaine de pages que ça ne mène nulle part. Parfois après deux paragraphes c'est clair que c'est un cul-de-sac, mais je m'acharne avec l'espoir qu'une phrase rallumera le feu qui semble éteint. Je le dis, non pas par fausse modestie en attendant les compliments, non, mon meilleur indicateur pour dire que c'est de la bouette, c'est que moi-même je trouve ça plate. Alors à quoi bon faire semblant.
Écrire ce n'est pas simplement bien raconter une histoire. Derrière ce "bien raconter" il y a des heures et des heures d'exploration, de forage et de fouilles archéologiques sur chaque centimètre carré de terre prometteuse. Alors écrire de la bouette ça fait partie du processus. Ça prend énormément de détachement de me dire que j'ai travaillé des heures pour ça. Mais je vais vous dire une secret, je ne supprime rien ou presque rien. Je crée un nouveau document avec les corrections. Et "un jour..." je nettoierai la boue! Et peut-être y trouverais-je un joyau que j'avais échappé. Pourquoi je garde tout? Pour me rappeler que ça prend du travail, de la pratique et de l'humilité pour raconter des histoires qui vont toucher les coeurs et ouvrir les esprits.
Tout ça pour dire que l'écriture automatique c'est le meilleur exercice que j'ai trouvé pour bien vivre avec le fait que j'ai souvent la prose enlisée. Et je ne fais pas ça n'importe comment. Vous savez que j'aime les jeux. Alors je me suis trouvé un jeu.
Le jeu c'est d'écrire 750 mots le plus rapidement possible et de le faire tous les jours. Et comment est-ce que je garde mes statistiques (nombres de mots, combien de minutes et nombre de jour en ligne)à jour? Sur ce site tout simple : 750words.com Sur le site on y retrouve des défis et on gagne des badges(!!!) Il y a toujours le défi du mois, c'est-à-dire d'écrire tous les jours durant le mois et apparaître sur le "Wall of Amazingness" (Mur des Exceptionnels (traduction très très libre)) ou encore sauter une journée (ou deux) et rater le défi pour apparaître sur le "Wall of shame" (Mur de la Honte (traduction littérale). Et pouvoir recommencer le mois suivant comme si de rien n'était. C'est un jeu! Tout ce qu'il faut pour se motiver.
En fait je n'ai pas besoin de me motiver à le faire. Le point ce n'est pas de gagner des badges, c'est d'écrire et d'écrire dans un seul souffle, sans réfléchir et ainsi éclaircir le marasme intérieur qui se trouve entre ma créativité et son expression naturelle. Dégager la boue qui se trouve entre mes idées et leur expression tangible dans une histoire qui se tient, qui crée des images pour le lecteur, qui le fait voyager dans un autre univers et qui fait tressaillir ses cellules émotives (oui j'ai bien dit tressaillir ses cellules émotives!)
Ainsi donc, écrire le plus vite possible sans penser, sans peaufiner, sans juger ni stopper le flot des idées, c'est l'antidote parfait au "syndrôme de la page blanche" (qui n'existe pas selon moi, mais ça c'est une autre histoire...)
Avec respect!
A.
dimanche 23 octobre 2011
Une semaine avant le NaNoWriMo
Et voilà c'est reparti! 50 0000 mots en 30 jours. L'an dernier je n'avais pas gagné le jeu. J'avais commencé qqs jours avant le 1er novembre. Cette fois-ci je me suis préparée.
J'ai travaillé un synopsis. J'ai déjà une bonne idée de mes personnages principaux. Je suis en train de me monter une banque d'idées à développer, des mots à utiliser, des jeux pour stimuler ma créativité. Je suis en contact avec d'autres Nanowrimeur. Je lis les trucs donnés par d'autres écrivains qui l'ont fait les années passées.
Il me reste à mettre à mon agenda des sessions de travail en groupe avec d'autres nanowrimeurs dans ma ville. Mon autre idée est de faire des sessions de jeu d'écriture avec les amis autour de moi qui ont toujours un petit intérêt et que s'ils avaient plus de temps perdus écriraient. Ça serait le fun un dimanche de novembre, dans un café à se gaver de mokaccino ou de cidre chaud et écrire en bonne compagnie.
Le défi cette année est d'écrire un roman en anglais. En fait cela fait plusieurs années que j'écris en anglais des poèmes et de courtes histoires un peu (beaucoup) noires, fantastiques, érotiques. Cette fois ci j'y vais pour le développement et la profondeur, d'où l'idée de bien me préparer avant.
Pour lire des extraits durant le mois de novembre je vous inviterai à visiter mon nouveau blogue en anglais : ambrozya en anglais
Pourquoi ne pas tout mettre ici? Bonne question. Ce n'est pas tout le monde qui est bilingue et la plupart de mes partenaires d'écriture sont anglophones (lire américains et anglais). Disons que le marché du dark fantasy et de l'horreur est moins développé ici. Ou moins accessible peut-être? Enfin j'ai décidé d'arrêter de m'en faire avec mes multiples personnalités et de régler ça avec deux blogues.
Pour ceux qui veulent savoir ce qui arrive avec mon roman (en français) : Je corrige. Rien de bien excitant. J'ai prévu d'avoir terminé pour les vacances des fêtes. Je suis assez contente des commentaires que j'ai eu de mes premiers lecteurs. Ça facilite le travail de savoir ce qu'ils ont aimé et moins aimé.
J'aime jouer. Allier l'écriture et le jeu est un match parfait pour moi. So it's countdown to NaNoWriMo 2011!!!
Avec respect!
A.
mercredi 3 août 2011
Mission accomplie
J'ai terminé l'histoire. C'était ce que j'étais venue faire, en m'exilant deux semaines. Voilà, j'ai laissé libre court à mon imagination, sans contrainte, en m'abandonnant aux lubies de mes personnages, malgré mon opinion sur ce que j'écrivais et ce qu'ils me faisaient écrire.
Je flotte depuis quelques heures, le sourire fendu jusqu'aux oreilles.
Je ne savais pas qu'après le contentement, qui était présent hier, il y avait aussi la paix et le calme intérieur. Je repense à toutes les fois où je me suis dit « À quoi bon? » Mais toujours je suis revenue écrire quelques pages par-ci par-là. C'était l'été de la dernière chance.
C'est fini et ce n'est pas fini. Maintenant le vrai travail commence. La relecture, les coupures (!!!!), la réécriture, le découpage, le recoupage, la censure, la décensure (je sais ça n'existe pas, mais vous comprenez!), les pleurs et les déchirements. Maintenant, il me reste à prendre la matière brute, morceau par morceau et à la transformer pour en faire un vrai livre.
Merci à tous ceux qui depuis 3 ans me demandent, quand vous me croisez : « Et puis comment va ton livre? » « Est-ce que tu écris toujours? »
Merci tout simplement d'être là. Ça me touche que ce que je vous partage de ce rêve qui m'habite allume des étincelles d'intérêts dans vos yeux. Merci de votre soutien, de votre amitié et de votre amour.
With great respect and love!
A.
mardi 2 août 2011
L'orage
Cette fois-ci, je me suis dit qu'au fin fond de la forêt dans une tente je ne risquais pas grand chose. Merci de me garder dans mon illusion si ce n'est pas vrai. Le tonnerre a été si fort à un certain moment que la terre en a tremblé. La sensation est incroyable! Il n'a pas plu si fort, ni si longtemps. Mais le tonnerre m'a permis de canaliser un sentiment qui me brûlait par en-dedans durant la journée. Parfois la nature n'est que l'écho de soi... enfin j'aime bien le croire.
La fièvre (bis) : encore la fièvre aujourd'hui. Je dois couver quelque chose, comme dirait toutes les mères que je connaisse (moi y compris). 39,3. degrés. Je me suis levée tard. Mon corps ne voulait pas bouger. Quand je me suis levée finalement, j'ai été directement écrire. Il y avait comme une sorte de rage dans mon écriture... j'ai enfilé les pages, les unes après les autres, comme un roulement de tonnerre sans fin, qui fait frémir. Je veux finir absolument. Je pense que je prends ça un peu trop à cœur…
Le mot du jour : "Solitaire". Le curieux m'a dit ça en me croisant aujourd'hui. "Tu es une solitaire toi!" Il m'a dit ça comme une vérité. En y repensant plus tard, je me suis dit que ça tombait sous le sens. Je passe mes journées toute seule. En même temps je ne connais personne qui voudrait voyager avec quelqu'un qui passe de longues heures devant son ordinateur. En regardant les "grappes" d'étudiants étrangers qui font la tournée du Québec, je sais que je ne pourrais pas voyager en groupe. Je pense que quand on est solitaire au fond de soi, il y a des habiletés sociales qu'on n'a tout simplement pas et que l'on ne sait même pas qu'on ne les a pas. Je ne suis pas attirée par la vie sociale ou personnelle en groupe. Au travail, je fais avec. Ma réflexion là-dessus est encore plus poussée, mais se prête mieux à une discussion qu'à un monologue...
Écriture : 4501 mots. Aujourd'hui, la rage au creux du ventre et une trame sonore démentielle. Je ne savais pas que j'avais du Métallica, ni du Janis Joplin dans ma playlist. J'écris en général sur les Bee Gees en boucle. La musique a fait la différence aujourd'hui pour me garder dans ma bulle. J'approche de la fin. Et l'orage gronde... Je n'aime pas les séparations.
With great respect and love!
A.
dimanche 31 juillet 2011
Le principe d'inertie
Le principe d'inertie (attribué à Newton) se retrouve aussi dans les travaux d'Aristote, pour qui l'état naturel des corps est l'immobilité. Il attribue le mouvement d'un objet à une force qui s'exerce sur celui-ci. Selon cette idée, pour garder un objet en mouvement, il faut qu'une force lui soit continuellement appliquée.
Je n'ai aucune idée comment je suis arrivée à écrire aujourd'hui. Il n'y a personne ici pour me motiver. Ah oui, à part Le Curieux qui m'aborde maintenant avec un certain respect et même de la douceur : « Et puis l'écriture aujourd'hui? » Un peu lent aujourd’hui. « C'est pas grave lâche pas! » Il y a des êtres que l’on croise sur sa route qui sont comme une force pour pouvoir se garder en mouvement. Merci Le Curieux!
Le compliment : J'ai discuté avec un artiste peintre aujourd'hui. Nous avons parlé du lever du soleil. Je suis plutôt coucher de soleil, mais ici le soleil se couche dans les montagnes et le soleil se lève sur le fleuve autour de 4h30-5h. Ça devrait m'intéresser. Il m'a parlé de l'inspiration. En partant il m'a dit: « Tu es belle! Belle dans ton âme et dans ton cœur." » Il y a des compliments qui font du bien à entendre... comme une force pour se garder en mouvement.
Paulo Coelho : L'auteur du fabuleux livre "L'alchimiste". Sa page FB nous dirige parfois vers son blogue. Aujourd'hui : Manual for climbing mountains Il y a des choses que ça fait du bien de lire. Comme une force pour se garder en mouvement.
Pour toi : Oui toi. Je serais allée marcher sur le bord de l'eau en tenant ta main aujourd'hui. J’aurais trouvé quelques blagues pour t'entendre rire. Et en silence, je t'aurais regardé écouter. Il y a dans toi un profond éclat de lumière qui jaillit quand tu écoutes. Ton être entier se met au diapason de ce qui t'entoure. Je suis certaine que tu pourrais entendre les secrets du vent... Et ta main dans la mienne... comme une force pour se garder en mouvement.
Écriture : 3253 mots. 6ème journée d'écriture en ligne. 22032 mots pour la semaine. Ce soir je me couche tôt. Je laisse libre cours à mon état naturel d’immobilité. Je n'ai plus de force... pour me garder en mouvement.
Je pense à vous.
With great respect and love!
A.
mercredi 17 novembre 2010
Il n'a suffit que d'un seul mot sur le papier...
Je plonge.
J'écoute et je frémis à entendre les mulitples murmures emprisonnés dans l'invisible. Qui veut me raconter son âme? Qui veut m'habiter? Courir sous ma peau durant les nombreuses heures de solitude où j'écrirai tout simplement.
Nanowrimo à cette heure-ci : 6324/50000
mardi 29 juin 2010
Lettre d'amour - essai sur les sens (4/5)
Après trois jours d’éclats et de feux d’artifices, il est temps de faire une pause. Tout comme en été dans un champ fleuri où l’on s’arrête, écoute le vent et hume l’air, pour nourrir ses cellules des arômes de la vie.
Je t’ai offert des fleurs ce matin, symbole de fraîcheur, de pureté, de vie et de lumière. Un espoir délicat et éphémère. Les odeurs sont fragiles et libres, et laissent souvent une empreinte indélébile sur l’âme. Comme cet amour qui nous transporte, un jour dans son cyclone d’extase et d’autres jours dans sa brise tranquille, et qui malgré tout ne peut être emprisonné. Est-ce que l’on peut attraper une odeur? Est-ce que l’on peut attraper l’amour?
Si tous les autres sens s’éteignaient, les narines frémiraient à tout instant pour reconnaître les odeurs familières et rassurantes. Comme l’odeur de ta peau, chaude insaisissable et indéfinissable, mais c’est la tienne et je la reconnais. Je te respire et t’imprègne profondément en moi, ainsi je te porte en moi lors de nos absences.
Mon tendre amour, de devenir entièrement cet espace amoureux et sensible a transformé ma façon d’être en relation avec toi, je découvre de nouveaux états intérieurs. D’être à l’écoute de notre espace amoureux et d’y déceler une infinité de trésors me touche profondément. Alors aujourd’hui, je m’arrête, je prends une pause et j’hume le vent, les yeux fermés je laisse monter ce sentiment de plénitude qui me remplit.
Je t'aime
vendredi 21 mai 2010
Lettre d'amour - essai sur les sens (adulte) (3/5)
J’ai commencé ce matin en te disant que j’ai encore le goût de toi. Oui j’ai encore ce goût totalement fou de plonger en toi et de boire chacune de tes paroles aux multiples saveurs. Des faciles aujourd’hui, y en a-t-il? J’aime ta langue? OUI!!! J’aime ta langue avide, ta salive chaude, ton appétit vorace de ma peau, de mes seins, de ma chatte humide à la simple évocation de ton nom, ruisselante quand je t’entends rire et jouissante quand expertes tes mains me fouillent et me fourrent en m’en faire pleurer.
la tienne




