Pensées, reflets d'âmes emprisonnées entre l'ici et l'au-delà, murmures captés dans les égrégores anciens et nouveaux. Mots. Je marche sur le mince fil entre l'ombre et la lumière. Lumière éblouissante dans vos ténèbres. Ombre dans le jour éclatant. Je suis celle qui écoute les murmures du vent et les voix qui hurlent dans la tempête. Celle, qui des larmes, fabrique des colliers de mots et les raconte. Je suis celle qui apprend et s'inspire des êtres dont elle croise la route.
vendredi 23 avril 2010
Il n'y a pas de renaissance
Je serais mal avisée de regretter quoique ce soit de ma vie. D'innombrables témoins me répètent jour après jour combien j'ai accompli de choses malgré le chaos de mon enfance.
Mais personne ne tient compte du mauvais timing qui est comme un refrain, avec une mélodie lancinante qui se colle aux pensées et les sclérosent de l'intérieur. Je suis un mauvais timing depuis mon premier jour. Une erreur de jugement. Un problème à résoudre. Un cas à gérer.
Je serais mal avisée aussi de renier le fait que plusieurs personnes semblent avoir de l'affection pour moi. Merci. Mais je ne sais pas quoi faire avec ça. Quand on à l'impression d'être une erreur, l'amour vient comme du papier sablé caresser une peau déjà meurtrie.
Je n'en ai rien à foutre de personne. Voilà c'est dit. Je n'ai plus d'énergie. Plus d'amour. Plus de lumière.
jeudi 1 avril 2010
C'est envoyé!
J'aime ça faire ça! Je commence à aimer de faire lire mes choses et d'avoir du feed-back. Vivement la fin de semaine de quatre jours pour terminer des nouvelles et avancer le roman!!
vendredi 26 mars 2010
C'était ma fête... et j'écris
J'ai recommencé à écrire... je vais surement partager quelques morceaux dans les prochaines semaines.
dimanche 14 février 2010
mardi 9 février 2010
J'ai peur
Je suis nerveuse. Complètement frigorifiée à l'intérieure. J'ai peur. Peur de dire, de partager ma honte. Je ne suis pas capable.
Moi la grande, la forte, l'invincible. Je n'y arrive pas. Je n'y arriverai jamais. Et demain tout le monde le saura.
Je ne suis pas en sécurité. Je n'ai pas réussi. Je ne suis pas capable toute seule.
Je ne mettrai pas un pied en avant. Je n'avancerai pas si ça veut dire mettre de côté mon égo. Je mourrai en ayant raison et en crachant à la face de tout ceux qui un jour ont cru m'aimer.
M'aimer pourquoi? Parce que je comprends vos instants de vulnérabilité? Parce que je vous écoute, je relativise, je vous offre des mots apaisants?
Et si un jour vous avez cru voir une étincelle de vulnérabilité ou de faiblesse et que d'un geste maladroit vous avez tenté de me dire, que moi aussi j'ai le droit de respirer, de souffler, de me faire aider... Vous rappelez-vous le souffle glacial qui vous a emporté loin de moi?
Je vous déteste de me miroiter mes faiblesses.
Je le sais que je suis faible. Tellement faible que depuis toutes ces années je n'ai pas avancé. je n'ai pas évolué. Qu'est-ce que de belles paroles lu dans un livre que l'on répète, prêche, anône à tout vent, alors qu'a l'intérieur je reste terrorisée, apeurée et faible.
Je n'ai pas réussi. J'ai échoué.
Et n'essayez pas de me faire du bien en me disant de regarder tout ce que j'ai accompli. J'ai accompli des choses qui étaient importantes pour VOUS. Pour que vous m'aimiez. C'est tout. Vous m'aimez et moi je continue de vous repousser. De vous tenir à distance pour ne pas vous laissez voir la peur d'accomplir ce qui est important pour MOI.
Je ne comprends pas comment vivre dans ce monde. Comment faire pour me laisser approcher pour vrai. J'ai observé, j'ai imité, mais la peur n'est jamais partie.
J'ai échoué à aimer les gens. J'ai peur de vous.
Et la peur est en train de gagner.
lundi 8 février 2010
Une souffle de vie au bout du crayon
La mort possible qui est arrivé au bout de la ligne, accompagnée d'angoisse, de peurs, d'espoir, de désillusion, d'incompréhension, de détresse et de soulagement. La mort qui s'est infiltrée en images sous mes ongles, sur mes mains et sur ma peau. Ma peau dont je redécouvre les racines plantées dans la douleur et le désarroi.
J'ai repris mon crayon évacuant la machine porteuse de toutes ces images de mort et de destruction. Et j'ai cherché la vie. La vie dans ces histoires qui me sont murmurées à l'oreille à chaque instant. J'ai pris mon crayon et j'ai écouté pour trouver et entendre sous les babillages incessants la couleur de la vie.
Et sous les décombres de mon cœur arrêté, de mon souffle coupé, j'ai entendu. Entendu la vie qui se forge une histoire sous la mine du crayon.
mercredi 3 juin 2009
L'inattendu
L’inattendu? Benoit Labonté qui accepte d’être numéro 2. Une campagne de pub sur l’audace plus tard… Je me demande si c’est de l’humilité devant son impopularité ou bien un repli stratégique, attaché à un ensemble de promesses et de pouvoirs accrus. Un peu des deux? Beaucoup du deuxième?
J’aime ma ville et ses montréalais fous de sensations, de débats, carburant à l’inattendu attendu; à l’affût des failles, décortiquant les intentions, prêtant des inattentions, mais toujours au rendez-vous de l’opinion arrêtée.
Les montréalais. Illusionnistes de la surprise! Prestidigitateurs de l’inattendu!